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Tout est là.

Voici un petit conte de mon cru… je l’avais écrit il y a bien longtemps, mais il m’est revenu récemment… à quelle occasion, pourriez- vous me demander…  Quelle importance vous répondrais-je.

 

Voici donc mon histoire…

Dans une contrée lointaine vivait une femme, accompagnée de son mari et de ses neuf enfants. Dans ce pays où elle vivait, point de modernisme, point de magasins, point d’électricité… Chaque jour, la femme partait tôt le matin avant le levé de ses enfants cherché de l’eau pour leurs toilettes, pour la cuisine…

Le soleil n’était pas encore levé, la fraîcheur se faisait encore sentir… Ce silence avec elle-même lors de ce moment lui était paisible, doux et agréable. Certes l’effort parfois la fatiguait, mais elle aimait ce moment si particulier, profitant de manière toute égoïste du réveil de la nature…

Son mari quant à lui partait à la chasse, c’était dangereux… les animaux ne lui faisaient pas de cadeaux, il devait courir parfois, et d’autres fois attendre longuement que quelque chose se passe… Cette fierté qui le remplissait chaque fois qu’il attrapait un lièvre, un sanglier ou tut autre pouvant nourrir sa grande famille ne connaissait pas d’égal. Il connaissait ses limites perpétuellement confronté à celles d’un environnement certains jours hostiles… son cœur chaque jour devenait plus sage, plus présent, et plus respectueux de lui-même et de cette vie qui le nourrissait. Il savait bien qu’il ne fallait pas tuer la biche qui élevait ses petits, car alors l’année suivante, les petits morts de faim ne seraient pas là pour nourrir sa famille… Qu’il était nécessaire de laisser le lapin à la saison des amours… Oui il était ainsi… Heureux, parfois solitaire, parfois accompagné de ses compagnons de vie.

Le soir, à la tombée de la nuit, après de longues journées à éduquer les enfants, à leurs enseigner, à aller chercher selon les saisons quelques fruits… à jardiner pourquoi pas… à soigner parfois l’enfant malade, oui cela arrivait bien sur… La famille faisait un grand feu… ce feu était leurs lumière, il était aussi leurs mode de cuisson, et l’hiver leurs chauffage… Ils se réunissaient tous autour, et se racontaient leurs journées… ils riaient souvent… ils pleuraient parfois… Ils dansaient quand une joie très grande avait touché leur  journée…  

La femme et l’Homme étaient bien des fois fatigués, ressentant le poids de leurs journées de labeur sur leurs corps… mais, qu’importe, ils s’aimaient et seul ça comptaient pour eux.

Un jour pourtant, une cousine d’un pays lointain vint leurs rendre visite, accompagné de ses deux enfants et de son mari… Ils ne se connaissaient pas… ils ne savaient rien les uns des autres…

Les deux femmes passèrent plusieurs jours ensemble, tandis que le mari accompagnait l’homme à la chasse. Les enfants après s’être longuement tournés autour finirent par s’amuser ensemble et discutèrent…

Au but de trois jours, la cousine devint triste… très triste… la femme lui demanda :

«- mais enfin que t’arrive-t-il ? »

« - je suis si triste pour toi !

« - Pourquoi dont ? Je suis heureuse, le sais-tu ?

« - Non, non tu ne peux être heureuse ainsi… cela n’est pas possible.

« - expliques toi…

«  Sais-tu que chez nous, nous n’avons qu’à tourner ce que nous appelons un robinet, pour avoir de l’eau ? Que nous avons l’électricité ? Nul besoin de passer des jours à chercher le bois pour avoir lumière, chaleur et cuisson… nous appuyons sur un bouton, simplement. La vie est simple chez nous, toi tu t’épuises chaque jour, aller chercher cette eau… il n’y en a jamais assez… 9 enfants ! Te rends-tu comptes ? Chez nous enfin tu te reposerais.  Tu t’économiserais. Les enfants pourraient se laver des pieds à la tête chaque jour, sans doute seraient-ils en bien meilleur santé ! »

C'est vrai que tout à coup la femme senti en elle une grande tristesse... mais était-ce sa propre tristesse, ou était-ce la tristesse de sa cousine qu'elle ressentait en elle ? Après tout, elle se sentait heureuse elle dans cette vie... elle se rebiffa un  peu...

« - Ils ne sont pas si souvent malades… Regardes les comme ils sont forts de courir ainsi chaque jour…

« - Tes enfants doivent être bien malheureux, ils n’ont pas accès à l’internet, ne savent pas même ce que cela est… ils n’ont pas les jouets que nous avons… »

La conversation dura un peu, vous l’imaginez bien… deux femmes ensembles, ça papote…

Après quelques nouveaux jours, la cousine et sa famille prit congé de ses hôtes, rentra dans son pays, laissant là notre jolie petite famille… Mais quelque chose avait changé…  quelque chose de subtil… comme une ombre posée sur la maison…

L’Homme et la femme étaient devenus tristes…

L’Homme un jour dit à sa femme :

« Te rends tu comptes ma chère, chez eux, ils vont dans un endroit, ils prennent une poule déjà tuée et prête à cuire, les hommes ne chassent pas. Ils vont travailler pour quelqu’un qui leurs donne de l’argent et avec cet argent ils achètent ce qu’ils veulent…

« Te rends tu comptes mon cher, chez eux, la femme peut prendre du temps à se faire belle, elle n’a pas à courir chercher de l’eau, les enfants sont gardés par d’autres, tandis qu’elle s’en va elle aussi, comme tu le décris, « travailler »

Ils continuèrent ainsi longuement leurs conversation… de leurs chambre les enfants entendaient cette conversation… ils ne purent s’empêcher chacun à leurs tours, de l’aîné au benjamin, d’intervenir :

« - Vous rendez vous compte Père, Mère, qu’ils n’ont jamais vu naître une biche ?

« - Vous rendez-vous compte père, Mère, que l’eau qui coule à leurs robinet est parfois trop « sale » pour être bue ?

« - Vous rendez-vous compte, Père, Mère, que parfois Cousine pleure la nuit de ne pas voir son époux trop appelé à son travail ?

« - Vous rendez-vous compte Père, Mère, que parfois Cousine est si soucieuse de l’argent qu’elle doit donner pour son eau, son électricité que pas un mot n’est prononcé  dans leurs maison, si ce ne sont des ordres ?

« - Vous rendez-vous compte Père Mère que sur tout ce qu’ils entrent dans leurs maison, un petit peu doit aller à ceux qui les gouvernent ?

« - Vous rendez vous compte Père, Mère, que leurs gâteaux sont  sous plastiques et qu’il est bien rare de sentir l’odeur de la cuisine de cousine dans leurs maison ?

« - Vous rendez-vous compte Père, Mère, qu’ils n’ont que peu le temps rirent, de danser, de chanter ensemble ?

« - Vous rendez-vous compte Père, Mère, que chaque mouvement de leurs vie dépends de ce bracelet qu’ils appellent montre ?

Et le plus jeune d’ajouter… comme pour conclure :

« - ils se connaissent si peu… moi je sais qui vous êtes… vous êtes ma famille ! » et de se jeter dans les bras de ses parents, comme pour effacer ce nuage sombre qui avaient remplis leurs esprits et leur cœur.

Chaque famille repris petit à petit sa vie…

Ne pensez pas non que la cousine et son mari n’avaient rien appris de tout cela… ils se mirent soudainement, comme par enchantement, à passer plus de temps ensemble, à accepter l’idée de passer du temps ensemble, laissant aux affaires courantes moins d’importance pour nourrir cette chose qu’ils avaient rencontrés la bas : « la conscience de leurs « chance » et l’Amour. ».

Alors où va donc mon histoire ?

Parfois, chargés de nos attentes vis-à-vis de la vie, de nos habitudes, nous entrons dans la vie d’autrui et nous posons à ses pieds, croyant faire le bien tout cela… Nous pensons « sauver l’autre » de ce qui nous semble à nous un enfer… peut être devrions nous plus chercher à apprendre de l’autre, plutôt que de vouloir le modeler à notre image… eut être devrions nous observer le bonheur et le positif chez l’autre plus que de chercher « ce qui le fait souffrir ».

Il y a bien d’autres messages dans mon petit conte du jour… mais je crois-moi, Claire, et cela m’appartient, qu’il est plus sage de vous laisser y trouver ce qui vous parlera…

 

Belle Journée à tous, dans l’Amour et la joie de l’instant présent.

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