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Prière

Prière... 

J'ai un poids sur le coeur, 
J'ai vu trop d'horreur, 
Entendu trop de malheurs... 
Trop d'égocentrisme, 
Si peu d'altruisme. 
Chacun pour soi, 
Attendant sans cesse
Le Dieu pour tous. 
J'ai regarder l'espoir
Je lui ai dit 
En toi je ne peux plus croire. 
Chaque âme qui s'élève
Chaque sourire sur un visage
Pour moi une ressource
Je puise dans la source
Je ne trouve plus en moi
Cette magie de la Foi. 
Les Hommes s'abandonnent
Aux objets se vouent
Aux vices s'adonnent
De fourberies deviennent fou. 
Je doute cher Univers. 
Les jugements, les juges mentent. 
Mon premier Amour est la Terre, 
Je m'en suis détournée à mon tour, 
Afin de me protéger d'une solitude... 
Je ne trouve plus la plénitude. 
Ils interprètent, méfiants, défiants,
Cherchant sans cesse en l'autre
Vices projetés, 
Faisant de leurs yeux des miroirs
Au regard sans concession et bien noirs. 
Des coeurs de colères et d'attentes. 
Tendre la main aujourd'hui est devenu inopportun, 
Comme un acte entendu à de viles attentes. 
Sur mon coeur repose un poids, 
Je te prie de m'en libérer, 
Qu'afin je puisse de nouveau respirer. 
Que faire dans un monde où la colère
Se réjouie de la misère ? 
Que faire dans un monde où la possession
Est devenue la raison ? 
Où l'Homme de lui même se fait objet de consommation ?
Produits de diffusion ? 
Je ne me détourne pas de toi, 
Je continue en chaque heure à chercher en chacun, 
Cette âme pure que tu as insufflé, 
Je continue en chaque heure 
De participer à nettoyer. 
Respecter l'être de chacun... 
Le guider à l'essentiel sans ne jamais intervenir sur sa nature... 
L'aider à se détourner de sa souffrance, 
Retrouver ton azur. 
Mais parfois je pleure... 
Je pleure sur les peurs. 
Ne peux tu de toi même souffler ce vent purificateur ? 
Je te demande et te conjure de me donner la force. 
Je me sens étrangère... 
J'ai besoin de Toi, je t'appelle. 
Te demandant pardon, 
Me demandant pardon. 
Heureux est l'ignorant dans cet enfer sur terre... 
Je n'abandonne pas, 
Redonnes moi simplement du souffle, 
Insuffles moi comme autrefois l'espoir. 

Claire.

"Le point important, c’est la place qu’on laisse à l’autre à l’intérieur de soi. Se laisser désapproprier, décentrer de soi, accueillir l’autre qui est différent."
Les soeurs du Monastère De Anduze

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