Les Billets de Claire

Une fois par semaine, je vous propose un billet... commentez, partagez, exprimez-vous :-) 

Penez ce qui vous fais du bien, laissez le reste ;-)

 

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    Et coucou à tous
    
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  • Jugement VS évaluation

    La vie

    Jugement VS évaluation

     

    Nous avons milles raisons de culpabiliser dans nos vies… Tout peut servir à nourrir ce sentiment et très sincèrement certaines choses n’en valent pas la peine !

    Les panneaux sur réseaux sociaux, avec ces citations et injonctions à la perfection en font partie, et je dois bien dire que le constat en cabinet n’est guère fameux.

    Non que ces citations n’est pas une valeur… je ne remets pas non plus la bonne intention qui nourrit l’envie de partager ces citations… mais la manière de les recevoir ne sera pas identique pour tous… et elle s’avérera parfois malheureuse.

    Il en est un par exemple qui apporte une confusion importante dans l’esprit de beaucoup de personne.

    « Ne juge pas ».

    Habillée de milles et une citations, de milles et une image, cette injonction ci devient parfois… souvent un véritable fardeau.

    Je vous propose donc aujourd’hui d’y mettre une touche de nuances si vous le voulez-bien.

    Qu’est-ce qu’un jugement ?

    Personnellement, les juges se trouvent dans les salles de procès. Il y a des témoins qui témoigneront de la faute commise.

    Il y a des avocats qui défendront la cause de l’accusé(e)…

    Et de fait…….. Il y a un accusé… celui qui est jugé.

    Une fois son procès terminé, il recevra donc les résultats :

    Soit il est reconnu innocent, soit il est coupable.
    S’il est coupable, il écope d’une sanction.

    C’est un jugement.

    Entre nous, le jugement fait pour ainsi dire le même chemin, soit la personne est reconnue innocente (ce qui entre nous arrive rarement quand tout ceci se joue entre nous, puisque nous sommes alors bien souvent sur du procès d’intentions, donc rien de bien objectif…), et nous la laisserons tranquille, soit elle est reconnue coupable et sera sanction par un rejet, pourquoi pas une stigmatisation…

    Dur……………….

    Mais……… parfois… le comportement a engendré de manière factuel cette réaction qui alors pourra servir à la progression de la personne.

    Le jugement entraîne donc une action concrète.

    Nous prenons parfois le rôle du Juge, de l’avocat et des témoins… Donc ça peut être à deux. Nul besoin de toute une cour :-) 

    Ne faisons-nous pas ça régulièrement dans nos intimités ?

    Bien ou Mal ? Je le dis souvent, personnellement je ne sais pas ce que veux dire Bien ou Mal… ces deux mots sont dans ma liste personnelle des « mots concepts » qui n‘ont aucune définition réelle et objective.

    Utile ? oui parfois. Pour notre évolution à tous, mais à utiliser sur des faits OBJECTIFS et FACTUELS.

    Si les conclusions ne portent que sur de l’interprétation, du fantasme, des peurs (« et si du fait de sa beauté il me piquait ma femme ? »), d’une incapacité à accepter les différences de l’autre (« l’autre il croit que les escargots c’est Dieu… non mais il est fou, on veut pas de lui dans notre bande ») ou des goûts personnels (« t’as vu comment elle se fringue ? »)…. Permettez-moi de vous dire que la démarche n’est pas des plus honorable.

    Et là le petit panneau qui circule sur les réseaux prends en effet tout son sens.

    Qu’est-ce qu’une évaluation ?

    Nous faisons tous une évaluation de l’autre quand nous le rencontrons… c’est dans l’ordre des choses, notre cerveau reptilien s’assure que cette personne ne présente pas de menace pour notre meute, pour notre individualité.

    Cette évaluation sert à évaluer nos ressemblances, nos points d’attaches, notre capacité à être ensemble sans que l’un ou l’autre pâtisse.

    Il ne s’agit pas d’un Jugement qui lui est lié à notre mental, nos conditionnements, nos connaissances, etc… il s’agit d’un réflexe lié à nos besoins essentiels.

    Cette évaluation est aussi du domaine de l’intuitif. C’est ce « j’y vais / J’y vais pas ».

    Ne pas laisser ce cheminement interne opérer en nous de manière naturelle et fluide, en le condamnant sous le drapeau du « c’est mal de juger », peut se transformer en véritable souci à venir.

    Nous l’avons vu plus haut, le jugement entraîne un acte vers l’autre. Condamnation / Libération…

    L’évaluation est entre nous et nous… Elle nous aidera à lui offrir notre confiance et à envisager un attachement plus fort à l’avenir. A revalider ou non ce dit attachement. Ce partage de cheminement.

    Ou à préférez rester vigilant, et le cas échéant, à choisir que chacun marchera sur son propre chemin, mais qu’il n’est pas forcément productif, nourrissant de continuer ensemble. Ceci afin de nous éviter des relations conflictuelles ne menant nulle part. (certaines relations temporairement conflictuelles permettent d’avancer… attention aux nuances ! :-) )

    Notre évaluation nous appartient à NOUS. Elle est mue de notre réalité, de nos valeurs, de nos croyances, etc… nous pourrions dire : « oui mais, c’est négociable » … étant donné le temps que nous mettons en cabinet à ramener chacun à ses propres valeurs… j’ai envie de dire… sont-elles réellement négociables ? Je penserai personnellement que non, puisqu’elles nous définissent et représentent nos piliers internes.

    Cependant, nous respecterons aussi l’autre en ne posant pas d’actes motivés par l’intention de le changer. Il n’y a pas de jugement.

    L’évaluation est entre nous et nous. Elle nous appartient. Et ne condamne nullement l’autre. Il n’y aura pas d’actes de sanction venant le punir de ne pas être tel que nous nous aimerions qu’il soit pour que nous acceptions de partager la route avec lui… Simplement un positionnement.

    Afin de nous aider à ne pas tomber dans le jugement après l’évaluation, il nous suffit de nous rappeler, qu’aucun de nous ne sait qui a raison sur tout ce qui est du domaine de l’idée, de la croyance,… Cependant, faire 6 mois de randonnée avec une personne qui nous explique sans cesse que nos idées sont connes et nulles peut finir par devenir toxique. D’où la nécessité du positionnement.

    Cessez en tout cas de vous sentir imparfait, pas aussi top que ceux que vous idéalisez peut être, de culpabiliser parce que parfois vous évaluer une situation, une relation ou une personne pour savoir si oui ou non, nourrir un lien avec vous sera bénéfique ou non. C'est un acte sain de préservation de vous même*.

    Vous pouvez si vous le souhaitez échanger sur le sujet, débattre… partager votre vécu, votre expérience… enrichir cet article… réajuster…… Sentez vous libre. ET si tout ceci n’est pas bien clair pour vous, vous savez où me trouvez pour m’en faire part :)

     

    *(sans extrême bien entendu. Tout comportement extrême étant un potentiel souci :-) )

  • Namasté à chacun

    Namasté

    Namasté à chacun. Aujourd’hui le sujet de mon article sera le respect 

    as signifie je       -          té signifie toi

     

    Namasté signifie donc « je m’incline devant toi ».

    En utilisant ce mot Namasté, il s’agit donc d’exprimer la reconnaissance de l’autre comme étant soi.

    Ainsi Namasté, permet notamment à l’enseignant en yoga, en Reiki ou autre et à son élève de mettre en commun leurs énergies et de se connecter, de façon intemporelle.

    Le geste Namasté est donc profond et exprime véritablement beaucoup de choses à l’autre mais aussi à celui qui l’exprime dans le rapport qu’il a aux autres : c’est le signe de reconnaissance d’une âme envers une autre âme. Il s’agit donc là d’une marque de respect vraiment profonde.

    Ce qui est en fait une introduction idéale à cet article :-)

    Dans la culture et la religion du sud de l’Asie, ce terme fait partie du quotidien des hindous, des bouddhistes et plus généralement des peuples qui ont assimilé dans leurs rituels d’accueil ce mot empreint de symbolisme qui inclue aussi l’acte universel du remerciement.

    Namasté vise à reconnaître l’autre comme une petite partie de nous-même, et à le respecter. Le mot est symbolisé par des geste de jonction des deux mains. Le geste remplace le la prononciation du mot. Il serait redondant de faire les deux.

    En faisant ce geste, nous indiquons à l’autre personne qu’il n’y a aucune différence entre les deux, et que nous sommes les mêmes.

    En Hindouisme, la main droite représente la divinité, sur le plan spirituel, alors que la main gauche représente le terrestre :

    • En faisant le geste Namasté, nous remercions l’autre personne et nous lui sommes reconnaissants de l’acte qu’il vient d’accomplir.
    • Nous sommes également reconnaissante envers nous-même, car nous avons créé une union mutuelle.
    • Nous formons donc tous deux un Tout où nous nous reconnaissons mutuellement.

    Par exemple, si j’aide un proche à solutionner son problème et qu’il me remercie, nous ressortons tous les deux enrichis de cette expérience : lui pour avoir résolu son problème et moi pour avoir accompli cet acte de noblesse. L’altruisme réciproque que nous abordons en communication en conscience se voit en cet exemple illustré.

    Si nous approfondissons, le terme et le geste Namasté sont le symbole d’une croyance : celle qu’il existe une lumière divine en chacun de nous, qui est située au plus profond de notre cœur.  Cette idée vient du fait que dans la culture Sanskrit, chacun d’entre nous forme en réalité un tout, en union avec l’univers. Nous retrouvons cette idée dans nos religions contemporaines exprimées d’une manière différente (Un vase d’argile remplit d’un souffle de Lumière par exemple.).

    Le principe du Namasté est donc de se libérer des chaînes de l’ego. Si le geste est fait avec le cœur, en laissant l’esprit s’abandonner, une union profonde peut naître entre les âmes.

    Pour pratiquer le Namasté, nous associons le geste à une pensée profonde, tout en libérant son esprit :

    • Joignez les paumes de main devant le cœur, c’est-à-dire le chakra du cœur
    • Fermez les yeux
    • Inclinez la tête

    Ce geste a donc une signification splendide : nous joignons les mains devant le chakra du cœur pour que l’amour divin circule davantage en nous. Le fait d’incliner la tête et de fermer les yeux aide ainsi l’esprit à s’abandonner au Divin qui se trouve dans notre cœur.

    Se saluer, se dire bonjour, aurevoir, s’il vous plaît, merci, présenter ses excuses devant nos torts, etc… tous ces actes posent entre nous le respect.

    Ce sera donc mon moment de transition :-) 

    Il est de plus en plus fréquent de rencontrer des personnes qui ont oublié le sens profond de l’action de respect, cette action définissant par elle-même notre statut « d’êtres civilisés » et venant la valider.

    Faisons un tour sur Wikipédia afin de considérer ensemble la définition de ce mot :

    « Le respect (du latin respicere signifiant « regarder en arrière ») évoque l'aptitude à considérer ce qui a été énoncé et admis dans le passé, et d'en tirer les conséquences dans le présent. Il peut ainsi être question du respect d'une promesse, du respect d'un contrat ou du respect des règles d'un jeu. Dans ces exemples, le respect évoque l'aptitude à se remémorer le moment dans lequel un être humain s'est engagé, respectivement, à tenir sa promesse, à satisfaire aux conditions du contrat, ou à se conformer aux règles du jeu.

    Le respect, appliqué à un être humain, prend un sens plus proche de l'estime, et s'appuie sur l'aptitude à se remémorer les actes auparavant accomplis par ce même être humain, lorsque ceux-ci sont dignes d'être reconnus. Le respect ne doit pas être confondu avec la tolérance, car celle-ci n'a pas les mêmes motifs, et contrairement au respect, elle n'est pas incompatible avec le mépris. »

    Voici qui est intéressant, voir passionnant… Le respect est donc l’aptitude à se souvenir de nos engagements moraux ou non passés par le passé (quand bien-même le passé eut 10 minutes, 10 ans ou 100 ans. La notion de durée étant absente.

    Qu’en pensez-vous ?

     

     

    Texte de Kant (éthique du « devoir »).

    « Le respect s'applique toujours uniquement aux personnes, jamais aux choses. Les choses peuvent exciter en nous de l'inclination et même de l'amour, si ce sont des animaux (par exemple des chevaux, des chiens, etc.), ou aussi de la crainte, comme la mer, un volcan, une bête féroce, mais jamais du respect. Une chose qui se rapproche beaucoup de ce sentiment, c'est l'admiration et l'admiration comme affection, c'est-à-dire l'étonnement, peut aussi s'appliquer aux choses, aux montagnes qui se perdent dans les nues, à la grandeur, à la multitude et à l'éloignement des corps célestes, à la force et à l'agilité de certains animaux, etc. Mais tout cela n'est point du respect. Un homme peut être aussi pour moi un objet d'amour, de crainte ou d'une admiration qui peut même aller jusqu'à l'étonnement et cependant n'être pas pour cela un objet de respect. Son humeur badine1, son courage et sa force, la puissance qu'il a d'après son rang parmi ses semblables, peuvent m'inspirer des sentiments de ce genre, mais il manque toujours encore le respect intérieur à son égard. Fontenelle dit : Devant un grand seigneur, je m'incline, mais mon esprit ne s'incline pas. Je puis ajouter : Devant un homme de condition inférieure, roturière et commune, en qui je perçois une droiture de caractère portée à un degré que je ne me reconnais pas à moi-même, mon esprit s'incline, que je le veuille ou non, et si haut que j'élève la tête pour ne pas lui laisser oublier ma supériorité. »                                                     

    Emmanuel Kant, Critique de la raison pratique.

    Je me suis intéressé au respect car cette notion est malheureusement galvaudée depuis des années

    Définition et objets du respect :

    Le respect du latin respectus : égard ou considération que nous avons pour quelqu’un ou quelque chose, concerne des réalités qui nous apparaissent comme vraies. Ce dont la réalité, qui existe en dehors de nous, importe pour soi et est peut-être perçue différemment par les autres nous l’appelons vrai : le vrai étant le rapport de notre pensée avec la réalité.

    Que respectons-nous ? Nous pouvons répondre d’emblée : «ce qui a de la valeur pour nous». Par l’usage du terme respect nous sommes confrontés à une pluralité d’objets à respecter : d’abord et en priorité soi-même, non le respect de sa propre personne mais le respect de l’humanité en soi et l’estime de soi rend capable de respecter les autres dans le cadre d’une égalité ou dans celui d’une hiérarchie : ainsi nous respectons nos parents, nos frères, nos amis, nos collègues, une autorité, des supérieurs mais également des choses culturelles : des coutumes, des règles, des rites, des lois ou des principes, des traditions, les opinions et les croyances de chacun et enfin des choses naturelles, les lieux publics, l’environnement, la nature, la vie, etc.

    En cela nous ne dirons pas avec Kant que le «respect s’applique uniquement aux personnes, jamais aux choses».

    Je me suis attaché au respect des personnes et à ce titre on confond trop souvent le respect de la personne en soi avec le respect de son attitude, de ses idées ou de ses actes. Or si le premier est une obligation morale, l’autre non : les opinions et les comportements intolérables doivent être traités par le mépris : racisme, sexisme, fanatisme, veulerie, tromperie, égoïsme, violence car si le respect marque notre reconnaissance d’une incontestable valeur d’autrui, la conduite de certaines personnes mérite indubitablement notre mépris. Il faut donc distinguer dans le respect lui-même une généralité abstraite qui est un devoir majeur : le respect de l’humanité en la personne et le respect particulier concret qui est un sentiment que nous ressentons envers certains êtres humains : ceux qui par leurs vertus suscitent notre reconnaissance (c’est à dire que l’on se reconnaît en eux).

     Le respect en tant que devoir ?

    Nous venons de voir que le respect a toujours le vrai comme objet, et le paradigme en est évidemment l’être humain, dont la dignité est irréductible à toute réalité bonne ou mauvaise. Nous devrions distinguer d’abord en la personne son essence, sa valeur absolue en tant qu’être humain au-delà des contingences particulières qui la caractérisent, son existence et ce qu’il en fait important peu.

    Le manque de respect envers quelqu’un quel qu’il soit ne peut que susciter l’indignation, le sentiment de l’inacceptable. Le respect est donc un devoir : respecter tous les êtres humains, y compris ceux que leurs actes rendent indignes même le pire criminel est un impératif catégorique. Ce que nous devons respecter en eux c’est "la valeur universelle de l’humanité traitée comme une fin et jamais comme un moyen" (Kant) incarnée dans leur être.

    Le respect en tant qu’action d’évolution ?

    Platon faisant récit des discours de Socrate prévient que la seconde vague du discours de Socrate sera une vraie déferlante. La voici : « Les femmes de nos gardiens seront communes et le père ne connaîtra pas son fils, ni le fils son père »

    La conséquence bénéfique pour l’unité de la Cité est la suivante : « Tout citoyen, en tous ceux qu’il rencontre, croira voir un frère ou une sœur, un père ou une mère, un fils ou une fille, ou des descendants ou des aïeux de tous ces parents », et donc il adoptera la conduite qui répond à ces noms. Ainsi, tous penseront avoir le même intérêt ; les procès mutuels disparaîtront, ainsi que les coups et blessures : « Un jeune n’osera pas faire violence ni frapper un homme âgé, le respect l’empêchant de toucher à quelqu’un qui peut être son père ».

    Qui avons-nous naturellement tendance à respecter ?

    Evidemment celui qui nous ressemble, qui a les mêmes valeurs, or est-ce que cette reconnaissance du semblable relève d’une évidence sensible ?

     Est-ce qu’autrui ne peut être rigoureusement semblable à moi que sur un plan formel ou est-ce que mes goûts, mon opinion, mes convictions religieuses, mon appartenance culturelle peuvent donner lieu à une similitude ? Nous constatons que la reconnaissance du semblable est d’ordre empirique et renvoie à une identité d’ordre psychologique, idéologique ou culturelle.

    En conséquence nous avons plutôt tendance à poser une ressemblance marquée par la particularité : autrui est mon semblable en fonction de mes particularités. Cette tendance naturelle qui nous amène à respecter d’abord ceux qui nous ressemblent est pernicieuse.

    Elle est à l’origine du racisme, de l’ethnocentrisme et de toute autre forme d’intolérance.

    Ceci s’est confirmé de tout temps avec souvent des conséquences dramatiques : pensons au mépris de Grecs pour les Barbares, de l’aristocratie de l’Ancien Régime pour le Tiers Etat, au régime hindouiste des castes et au mépris pour les intouchables, à l’apartheid en Afrique du Sud, au mépris des religions pour les infidèles, à l’homo phobie, au mépris de ceux qui gagnent beaucoup pour ceux qui gagnent peu etc. Ne faut-il pas poser que le respect devrait plutôt à l’égard d’autrui se concentrer sur les différences ? Mais toutes les différences ne doivent pas forcément être respectées si l’on songe au fascisme qui méprise les races qu’il prétend inférieures ou aux cultures qui déclarent l’infériorité de la femme.

    C’est alors la tolérance qui prend le pas sur le respect dans le cadre du respect des différences. Le fasciste ou le raciste dans une société démocratique par exemple font valoir la tolérance d’une façon cynique en affirmant que toutes les opinions se valent : en conséquence l’opinion qui déclare que toutes celles qui lui sont différentes sont inférieures n’a pas moins droit de cité que les autres.

    Le respect de la différence ne s’expose-t-il alors à tolérer l’intolérable alors qu’il pensait- au moins parvenir à instaurer une tolérance des différences ?

    Il faut donc faire la distinction entre une tolérance complaisante et une tolérance dynamique : la première se caractérisant par la possibilité de « vivre à côté» et la seconde de «vivre avec».

    A la réflexion il apparaît que nous devons nous obliger à respecter autant notre semblable que notre dissemblable.  "Aimez-vous les uns les autres" prescrivent les religions, facile à dire, mais si nous avons des obligations, en particulier de respect à l’égard d’autrui quel qu’il soit, il y a très peu de personnes que nous pouvons aimer. L’amour est un sentiment singularisant et ne se décrète pas.

    «Respectez-vous les uns les autres» serait un précepte plus facile à suivre car le respect est universalisant et un devoir qui s’impose par la raison.

    Le respect en tant que sentiment

    Le respect relève d’une attitude morale et subjective qui consiste à prendre en considération dans la détermination de nos actions autre chose que nos désirs.

    Le respect dans ce cas est le sentiment qu’il y a des personnes ou des choses qui ont autant ou peut-être plus de valeur que nos désirs si bien que nous devons limiter ceux-ci pour faire droit à ceux-la. En limitant nos désirs nous élargissons le champ de la valeur qui ne se limite plus à notre individualité. Nous limitons notre désir par respect du désir d’autrui. C’est pourquoi le respect en tant que sentiment est complexe car l’intérêt individuel fait place à un intérêt pour autrui. En outre il ne faut pas sous-estimer le fait que le respect parce qu’il nous amène à nous limiter n’est pas quelque chose à quoi nous consentons facilement, c’est à dire sans effort ou par inclination. La diversité morale des humains est infinie : observez les gens et réfléchissez à l’impression qu’ils font sur votre sensibilité en fonction de votre jugement moral. Vous reconnaîtrez parfois des êtres sublimes qui forcent le respect, qui semblent capables de donner leur vie par amour ou s’être appropriés l’impératif de "vivre dans la vérité" ou plus simplement des gens qui ne semblent pas prêts à faire n’importe quoi pour obtenir ce qu’ils convoitent, mais vous pouvez aussi rencontrer des individus qui ne se distinguent les uns des autres que par des degrés différents dans l’abjection. Nous pouvons les classer arbitrairement en deux catégories qui sont deux modalités du mal (notion relative mais que nous pouvons nous accorder à définir par : ce qui tend à détruire ou nier la vie). Les abjects qui sont prêts à n’importe quoi, et les sordides qui ont décidé que la vie n’était que trivialité et devait être trivialement assumée. Tous ces gens ne peuvent qu’inspirer du mépris et ne donnent assurément pas le sentiment de la dignité humaine bien qu’ils soient, comme tous les autres humains, des représentants de l’humanité. Mais si nous devons les respecter en tant qu’êtres humains, nous devons être intolérants envers leurs idées et leur comportement. Cette division en deux catégories pourrait être affinée mais est suffisamment opératoire pour montrer que le principe du mal est toujours au service de l’intérêt, selon qu’il est porté à son accomplissement qui est le basculement dans la jouissance pour les abjects ou selon qu’il ne souffre aucune limitation pour les sordides.

    Savoir que le principe du mal est toujours au service de l’intérêt est décisif notamment quand nous pensons à l’impossibilité de vouloir le mal pour le mal à moins d’être diabolique (ce que l’homme n’est pas dit Kant) corrélée à la possibilité d’être quelqu’un de mauvais. Et être mauvais nous en avons tous l’expérience : elle est le plus souvent celle de l’abjection car l’expérience du sordide est plus subtile parce qu’elle se double de la bonne conscience se déniant elle-même comme expérience du mal. De sorte qu’il faut opposer l’abjection non pas au sordide mais à l’ignominie : position de celui qui atteste par sa conduite que la question d’honneur humain n’a pas de sens. On pourrait nommer cet honneur propre à l’humain, (être de dignité dont la réalité ne compte dès lors pas) : service de la vérité par opposition au service de l’intérêt.

    Ces gens quand on les considère dans leur sensibilité sont aussi des gens qui respectent : le pire des criminels, s’il ne respecte pas la dignité de ses victimes, respecte la force ou la puissance sociale. Ce en quoi il est bien abject (Qui mérite le mépris, inspire un dégoût moral.) ! car l’abjection n’est pas le fait d’être criminel qui est plutôt une misère morale et spirituelle, c’est d’être criminel dans un a priori qui est celui du respect. Reste que les gens mauvais, (et tous les méchants le sont), ne sont pas tous méchants (les égoïstes par exemple) et sont sensibles aux arguments économiques mais pas aux arguments moraux. Cette sensibilité peut être réfléchie par une maxime dont le paradoxe est qu’elle soit formellement la maxime de l’éthique selon Lacan : «ne pas céder » (le désir).

    Car tel est l’enjeu quand on pose le problème en termes de morale : a-t-on été complaisant à l’encontre du statut moral qui nous définit d’être sujet de notre propre vie ?

    Les abjects et les sordides (Qui est bassement intéressé et mesquin.) sont bien des personnes qui ont décidé qu’il fallait céder sur ce statut. Les abjects sont prêts à faire n’importe quoi pour satisfaire leur intérêt et pour les sordides, c’est leur appréciation du sérieux des choses qui les incite à ne jamais rien décider. Mais que ce soient l’intérêt ou le sérieux des choses les motivent, c’est une décision et par conséquent un acte ! Et là ils ne cèdent pas. Impossible de les convaincre que la notion de dignité a une réalité : c’est à dire qu’elle interdit une existence abjecte ou sordide.

    On peut conclure que si tout homme doit formellement être respecté, il n’est pas toujours respectable mais qu’ainsi, limité sur le plan de la rencontre avec autrui, le respect ne peut pas nous apparaître exorbitant en son exigence universelle et on doit reconnaître son caractère idéalement nécessaire à nous rendre plus heureux dans nos rapports avec les autres et avec nous-mêmes.

    Finissons sur un Namasté chargé de respect envers chacun de vous _/\_

    J'attends vos réponses, vos suggestions, vos inspirations.......

     

  • Suis je fou ?

     

    Fou

     

    Il n'y a que les Fous pour aller voir un Thérapeute  !"
    - Faux ! 
    Les Fous attendent que l'ont viennent les chercher.. 

    ... Seuls les vrais fou ignorent leurs folie ! ...

     

    Exrtait de "blablabla" Claire. 

  • Carte Mentale de nos relations

    Il fut une période de ma vie, où très franchement mon entourage était composé tant de personnes lumineuses et merveilleuses que de personnes sombres, voir toxiques. 

    C'était cette période de ma vie où je pensais que le monde ressemblait à une immense guimauve sucrée et doucereuse... Je le pensais et pourtant je ne me sentais pas toujours bien... quelques pics ici et là reçus, des allusions étranges, des comportements en dehors de mes chants de valeurs que mon mental tentait d'expliquer de toutes les manières possible, des mises en causes de ma personnalité accompagné de sourires condescendants... bref je vous en passe... et tout en même temps que tout ceci, des personnes souriantes, généreuses, pleine de bonté et d'amour, où chaque instant passé avec nourrissait une foi déterminée en l'être humain, de l'amour, de la bienveillance, de la confiance en moi... 

    Oui à cette époque, certains de mes amis dirait que j'avais un pied en enfer et un pied au paradis :-) l'image est exagérée, mais elle a du sens, et surtout elle revêt pour moi une découverte immense : Nous parlons de la charge mentale au travail, nous parlons de celle en famille, mais nous ne parlons que si peu de la charge mentale sociale... 

    Certains échanges nous remplissent en effet de questions, de remises en causes, de devoir répondre aux attentes, de devoir être meilleur, de penser à donner des nouvelles en temps et en heure au risque de vexer ou de heurter la susceptibilité... actes nombreux que nous faisons avec aisance quand une relation est agréable, mais lorsque cette relation nous donne un étrange goût de "devoir être l'ami idéal"..... là ça se gâte. 

    Alors comment fait-on ?  à mon humble avis le premier point lorsque nous n'allons pas fort est de checker les différents secteurs de notre vie afin de voir où le bas blesse. 

    Check Family ok ? 

    Chek Pro ok ? 

    Et le Chek relation social ? ok ou c'est vague ? 

    Si c'est vague, je vous propose un outil d'analyse de la situation que j'ai créé pour moi à l'époque dont je vous parle ci-dessus : 

    "La Carte mentale des relations".

    à vos stylos, feutre et papiers, allons y (Il vous faut télécharger le PDF ci dessous) : 

    Carte mentale de nos relationscarte-mentale-de-nos-relations-1.pdf (587.68 Ko)

    Carton cec 2carton-cec-2.pdf (231.36 Ko)

     

    Les outils que je propose ici sont offerts avec une seule attente : 

    Ne vous appropriez pas mon travail, c'est très désagréable et c'est le type de comportement qui vous font dire ensuite : "de nos jours plus personne ne donne quoi que ce soit gratuitement"... 

    J'en appelle à votre conscience ♥ à votre sagesse intérieure. 

    J'espère que ces deux outils sauront vous accompagner vers le meilleur pour vous mêmes, pour nous tous, et surtout n'hésitez pas à partager ci dessous votre expérience, vos avis, etc... 

    Si une coquille se trouve dans le document, n'hésitez pas non plus à me le faire savoir :-) et enfin, si bien que j'ai pensé cet outil pour que vous puissiez vous en servir de la manière la plus autonome possible, vous avez besoin de veir en consultation, voir en stage d'une journée, et bien contactez moi, nous organiserons ça. 

    Bien à chacun de vous. 

    Claire. 

     

  • Vidéo sur la Physique Quantique

    L'objet de ce blog étant de semer des petites graines de réflexions, de sagesse, ou de vous proposer de nouveaux champs de possibilité, cette semaine je fais le choix de vous partager une vidéo vraiment sympa sur la physique Quantique. 

    Pour ceux qui n'ont pas vraiment le temps, les 5 dernières minutes sont merveilleuses ♥ 

    La laissant à votre jugement :-) 

  • Supériorité / spiritualité ???

    Telechargement

    La spiritualité n'est pas un chemin qui conduit à devenir un être "supérieur"
    Supérieur à qui ? à Quoi ? Sous quel jugement ? 

    Qui pose les critères ? 
    La spiritualité est un chemin qui mène vers Soi, 

    La racine en est, à ce propos, "spirit"... esprit :-) Il s'agit donc d'un cheminement vers l'esprit... notre propre esprit pour commencer :-) 


    La spiritualité nous permets de Grandir nous, vis à vis de nous,
    Et doucement, naturellement par ce chemin, 
    Nous devenons conscient de la vie qui nous entoure, 
    Des autres qui font partie du Tout dont je fais partie... 
    Nous devenons présent et acteur,
    La spiritualité nous conduit à la Compréhension, à la compassion...

    Être "Éveiller" ne signifie par être supérieur, 
    Un "être éveillé" est un être qui connaît en état d'éveil, 
    Dû à son cheminement, à ce qu'il est lui-même. 
    Son être tout entier est en état de profonde conscience. 
    Il est alors bien souvent en mesure de partager, de diffuser, 
    Sa compréhension, sa Joie et sa Lumière, sans attentes,
    Sans Jugements de valeurs. 
    Un être éveillé n'est supérieur à personne, et il le sait, 
    il sait que cet état n'est qu'entre lui et lui, 
    Il sait que sa dite "valeur" humaine 
    Ne lui ait apporter que par le jugement des autres, 
    Et n'est qu'une illusion, 
    Car il sait que si les autres cessaient de lui donner cette valeur, 
    Cette valeur disparaîtrait.
    Il sait que cela n'a pas d'importance, 
    Car il n'a pas d'attentes.
    Il est vigilant a ne pas se laisser bercer par l'illusion. 

    Il sait que la voie du Tao est en perpétuel mouvement,

    Que cet état d'éveil sera suivi d'un retour au village,

    Qui à nouveau le mènera s'il le souhaite vers un état d'éveil... 

    Il sait que rien n'est figé.

    Quand quelqu'un dit : "je suis d'un niveau supérieur"
    Cela sous entends : "untel est d'un niveau inférieur"
    C'est soucis de mathématiques, 
    Impossible d'évaluer sans élément de comparaison... 
    Alors tendez-l'oreille, il s'agit bien d'affaire d'égo, 
    Ayez de la compassion pour lui, 
    Il fait son maximum... 

    Nous sommes tous égaux en notre humanité, 
    Nous avons tous des capacités révélées ou non, 
    Pour certains le chemin de vie sera de s'y intéresser, 
    Pour d'autres non... 

    Les capacités qui nous ont été données à la naissance, 

    Qui nous définissent sans doute, 

    Ne sont pas toutes de l'ordre de l'ésotérisme, 

    C'est heureux ! (imaginez un monde où nous serions tous occupé sur ce thème... 

    Plus de fromages, plus de garagistes, plus de professeurs... 

    Chaque vocation est lié à nos capacités de naissance (lorsqu'elle a été respectée cela va s'en dire)

    Le boulanger est en ça bien supérieur à moi sur sa capacité à créer du bon pain........ 

    Mais tous sont spirituels ! Chacun à un esprit...

    Alors "être d'un niveau supérieur... ?"

    Parlons pourquoi en ce cas d'un taux vibratoire élevé ou non.

    Oui nous parlons là d'ésotérisme.

    Prenons conscience aussi que peut être le boulanger ne sait pas méditer en Lotus, 

    Mais que lorsqu'il est centré sur son pain, dans l'amour de son oeuvre et de cet acte de nourrir,

    Son taux vibratoire, croyez moi est élevé :

    Il est en accord avec lui même, n'est ce pas là la définition même de la spiritualité ? 

    Parfois par arrogance et prétention 
    Nous pouvons passer à côté de ce que l'autre a à nous communiquer... 
    Parfois par ignorance et fermeture mentale, 
    Nous pouvons passer à côté d'une forme d'Amour, 
    Dont nous avons oublier l'existence depuis bien trop longtemps...
    La spiritualité c'est retrouver le chemin de la simplicité, 
    Et dans cette simplicité nos yeux s'ouvrent et voient...
    Conscience... Présence... 

    L'Homme aime à catégoriser, à trier, à émettre des valeurs, 
    Cela lui a rendu service en bien des choses, 
    Cela lui en rends encore, 
    Mais chaque fois qu'il fait de même pour lui-même et ses semblables,
    Il se fait du tort, il s'abîme... 

    Je pense qu'en chacun de nous vit le Tout, 
    Je pense que nous sommes chacun le Tout, 
    Je pense que nous faisons partie du Tout... 
    Cessons d'évaluer, 
    Cessons de Juger, 
    Ainsi peut être naîtra la paix... 

    "A mon échelle tu sais, claire..."
    A cela je réponds : 
    "Milles petites paix finiront par créer une grande paix"

    Je vous le dis mes Amis, il n'existe pas d'êtres Humains supérieurs à vous même... Sauf peut être vous-mêmes...

    Claire - 30 Juillet 2019
     

  • Patron ou employé ? Que choisir ?

    Patron ou employé… There is the question !

    Vous en avez marre de votre patron et vous voulez devenir votre propre patron. C’est une réaction normale, une sensation d’oppression créé un besoin d’indépendance parfois au-delà de la norme. Comprenez cependant que vous en avez marre de VOTRE patron, celui-ci ne représente pas toutes les patronnes et tous les patrons.

    Lors d’un Burn out nous avons envie / besoin de nous identifier a des valeurs. Jusqu’ici vos valeurs étaient se retrouvaient sans doute avec celle de l’entreprise pour laquelle vous travailler. Mais cette entreprise à évoluer, ou votre conscience à évoluer, et aujourd’hui cette entreprise prends toute votre énergie. Vous ne vous y retrouvez plus.

    La suite de mon article ne concerne pas que ceux qui souhaitent devenir thérapeute, mais toute personne qui souhaite devenir « son propre patron ». Je me permets cependant cet aparté :

     A ce moment, vous rencontrez un Thérapeute, un psy ou autre. La douceur d’accueil, l’écoute va peut-être répondre à ce besoin d’identification à travers des valeurs communes. C’est normal, car ce sentiment va vous faire du bien, vous valider, vous ramener à vous-mêmes, vous apaiser. Cette réassurance va peut-être vous donner envie de faire le même métier… cependant, le choix d’une orientation professionnelle ne se fait pas à ce moment-là, il se fait dans le calme, il se fait paisiblement et en pleine conscience.

    Ceci pour valider que ce choix est bien VOTRE propre chemin, et non une résultante d’une identification passagère permettant une bouffée d’oxygène dont vous avez eu besoin pour ensuite y voir plus clair…

    Moi-même, Je ne suis pas partie du fonctionnariat après un Burn out. Je pouvais rester à mon poste, je n’étais pas si mal. J’avais simplement envie d’être plus active dans mes actions vers les autres, plus efficace, je ressentais une profonde frustration liée à MES attentes pour ma propre vie. De plus j’avais un problème avec l’autorité. Je savais tout au fond de moi que là où j’étais n’était pas MA voie, ne correspondait pas à MON chemin de vie, à ce pourquoi j’étais venu au monde. J’étais simplement là pour préparer ce que je deviendrai. Je le savais depuis mon embauche……. J’ai donc fait ce choix en pleine conscience.

    J’écris cet article, non pour vous faire peur, non pour vous faire changer d’avis, mais pour vous nourrir d’informations pouvant vous aider à vous aussi faire votre choix en pleine conscience. Je ne l’écris pas pour vous parler de fiscalité, de statuts ou autre, mais de VOUS et de votre choix de vie. Cet article aura donc soit la vocation de vous faire prendre du recul et de vous repositionner, soit de vous valider.

    Ce qui me motive ? je rencontre beaucoup de personnes souhaitant tout lâcher pour devenir leurs propre patron… j’en rencontre aussi beaucoup qui ont déjà tout lâcher…

    Être son propre patron fait beaucoup rêver et fantasmer, une idée de liberté, de pouvoir et d’argent l’accompagne. Ce que je comprends. Être un employé serait donc par élimination le strict contraire.

    Dans une ruche, chaque abeille à un rôle. Le saviez-vous ? Il est déterminé dés le début, et chacune assure dans son rôle. Que serait l’abeille mère sans toutes les autres abeilles ? Rien… elle ne peut simplement pas être Reine-Mère des abeilles sans tout le reste de la ruche. Il n’y a pas de second rôle dans une ruche, elles sont toutes importantes. Chez les fourmis c’est semblable. Pour quitter les insectes, les meutes / hordes de mammifères ont aussi une hiérarchie, et là aussi TOUT le monde est important.

    Chaque individu selon qui il est joue son rôle et permets ainsi à l’espèce de survivre, à l’ensemble de vivre.

    Seuls les humains jouent le jeu du contre-nature, je ne vais pas vous faire un laïus sur les conséquences, vous avez des yeux pour voir :-) certains sont patrons, chef d’équipe ou autres et c’est la cata… leurs corps ne sait pas gérer le stress, ils n’ont pas l’organisation mentale, la maîtrise d’eux-mêmes, ou la compréhension de leurs rôles qui conduira à faire d’eux des meneurs d’excellence. Tandis que d’autres semblent nés pour ça… Ils sont nés pour ça.

    Fautes d’une bonne orientation, certains s’ennuie dans leurs travails de garagiste et se sentent étouffer au point de finir par faire des bêtises, tandis que d’autres ont les mains en or, feraient des garagistes d’exception et sont en place de meneurs s’aidant à coup de coc ou autres pour « tenir bon ». ( je grossis le trait bien sûr).  

    Le premier pas dans notre choix est donc de valider qui nous sommes. Que nous n’allons pas vers un choix qui ne vibre pas entre nous, ou que notre corps ne saurait gérer. Oui, il faut sortir de sa zone de confort pour avancer, non nous ne changerons pas qui nous sommes et ce que nous sommes mérite d’être aimé et aduler. Chaque personne dans son rôle, sa vocation à son rôle à jouer dans notre ensemble. TOUT le monde. Rien de pire que le pain fait par un boulanger qui n’en a pas la vocation. :-) Si peut être le médecin… ou le professeur des écoles… bref, vous m’avez compris.

    Une fois validé qui nous sommes, nos aspirations, notre vocation, nous devons faire le point sur les causes de notre état.

    Le travail est-il le vrai problème ? Y a-t-il d’autres facteurs pouvant être incriminé ? social ? familiale ? parfois le stress au travail génère des problématiques familiales. Parfois des problématiques familiales génèrent des problèmes au travail ? Il est nécessaire de faire le point avec objectivité, si possible avec l’aide d’un professionnel. En effet, il pourra aussi être plus facile d’accuser le travail au lieu de la famille pour ne pas remettre en cause certains choix, et inversement. Tout dépend de ce qui a été engagé et nous sommes très forts pour nous mentir à nous-mêmes, ne l’oubliez-pas.

    Le stress est il lié à des excès de comportements dans l’environnement travail ou peut il trouver sa source d’origine dans un facteur environnemental ? Je m’explique : passez l’aspirateur sans vous arrêter 2 heures. Vous allez constater un stress en fin de tâche. Le bruit à stimulé sans discontinuer votre cerveau….

    Nous sommes dans un monde chargé en stimulation perpétuelle, pourquoi pensez-vous que les stages à la montagne, à la campagne, en retraite ont tant de succès ? Le marteau piqueur dans la rue, le rotofile, la tronçonneuse du voisin, les sonneries de téléphone, les réseaux sociaux, l’excès d’informations arrivant de toutes part, etc…  

    Des personnes craquent à cause de ça. Et c’est normal. C’est un facteur stress à prendre en compte. Donc prenons le temps de bien faire le point là-dessus et de voir si besoin comment solutionner le problème.

    Voyons maintenant un petit comparatif de ce qui nous attends en tant que patron ou en tant qu’employé.

    Attention : Ce tableau correspond à une entreprise qui fonctionne "normalement", dans une réelle volonté d’évolution.

     

    Je suis patron

    Je suis employé

    Je suis entièrement responsable de tout mes choix concernant l’entreprise et mes employés si j’en ais. Il n’y a personne contre qui me retourner si je fais un mauvais choix.

    Mes responsabilités sont en accord avec ma fiche de poste. Je suis présent car le patron délègue certaines tâches afin que l’entreprise grandissent. Mes responsabilités sont en concordance avec mes compétences. Je peux soit rester dans ma zone de confort, soit évoluer sous la protection de l’entreprise dont je fais partie.

    Je dois penser ma publicité, faire les bons contrats, choisir les bons partenaires, développer mes compétences dans ce sujet. L’argent qui est engagé dans ce secteur est l’argent de l’entreprise. La vie de mes employés si j’en ai, dépends de comment j’investi l’argent.

    Si mon rôle n’est pas d’alléger mon patron de cette mission, je suis tenu informé par les personnes qui portent cette fonction.

    Je dois me tenir informé des lois en rapport avec l’activité de mon entreprise.

    Si mon rôle n’est pas d’alléger mon patron de cette mission, je suis tenue informé par les personnes qui portent cette fonction.

    Je n‘ai pas d’horaires, parfois je devrais travailler le dimanche ou la nuit.  

    J’ai des horaires fixés par le contrat que j’ai signé. L’amplitude est aussi prédéfinie par ce contrat.

    En devant patron, chef d’entreprise j’ai pris le temps d’en parler à ma famille. Ils sont engagés avec moi psychologiquement, émotionnellement, et financièrement.

    Quand je débauche je peux me concentrer sur ma famille, je bénéficie d’une sécurité financière en rapport avec mon contrat. Si j’évolue je peux prétendre à un salaire plus élevé.

    Je peux prendre des congés quand je le souhaite… enfin… tout dépends des besoins de mon entreprise.

    J’ai le droit à 5 semaines de congés. Choisir les dates dépend des besoins de l’entreprise dont je fais partie.

    Lorsque j’ai un coup de mou, une période de fainéantise, que la tentation de me reposer sur mes lauriers vient me chatouiller, je suis aussi la personne qui doit me remotiver.

    Plus encore si je n’ai pas d’associé. Je pourrais cependant me reposer sur des cahiers de productivité ou par le suivi de formations me permettant de me relancer et de me dynamiser. Je dois avoir une nature créative.  

    Mes supérieurs ou mon patron peuvent au besoin me remotiver, me proposer des challenges, rendre ma vie d’employé stimulante, et m’amener à sortir de ma zone de confort ce qui sera bénéfique à mon équilibre psychologique.

    Je suis libre dans mon expression, même si ce que je dis m’engage y compris en dehors du cadre travail.

    Je dois respecter les valeurs de l’entreprise avec laquelle j’ai contracter.

    Dans certains corps de métier, je vais rencontrer une certaine solitude.

    Je fais partie d’un ensemble où nous sommes tous complémentaires et avançons tous dans la même direction. Il peut y avoir des disharmonies, mais je peux voir celles-ci comme autant d’opportunité d’avancer et de m’améliorer.

    Le cadre c’est moi. Je suis la tête d’un ensemble. Si je me perds, je suis comme un corps qui a perdu la tête.

    Faire appliquer le cadre peut parfois demander beaucoup d’énergie.

    Le cadre a été posé. Il est comme les murs d’une maison, parfois contraignant (tant de gens voudraient pouvoir « pousser les murs ») parfois rassurant et sécurisant.

    Si je me suis trompée, certains corps de métiers me permettent de vendre mon entreprise, mais attention pas tous.  

    Si je me suis trompée, je peux en faisant les choses au mieux, démissionner et changer d’entreprise.

    Je n’ai pas de chef… je suis libre.

    Je peux faire vibrer toute ma créativité, tout mon potentiel.

    Je peux me sentir limité

     

     

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  • Corps sanctuaire

    Je dédie ceci aux Femmes, aux Hommes, Aux Enfants et à Nos Anciens que nous devons chérir... 

    Mon corps est un temple Secret et Sacré, 
    Il est la Demeure de mon âme, 
    Le Sanctuaire de mes pensées, 
    Le Refuge Ultime de mon Moi. 
    Nul n'est en droit de lui porter atteinte, 
    Qui oserait le souillerait, 
    Il devra alors être puni... 
    Puni par la loi des Hommes, 
    Puni par le tourment son âme. 

    Nul n'est en droit, par ruse ou par force, 
    D'y imposer sa volonté. 

    Si j'offre invitation, et uniquement en ce cas, 
    L'hôte ne pourra y entrer qu'ayant fait voeu du plus grand Respect, 
    Avec Élégance et Amour, 
    Sans attentes particulières... 
    Il ne devra pas oublier qu'il est un invité. 

    Cet invité, s'il accepte,
    Sera alors reçu comme un Prince, 
    Respecté, Chéri et Aimé. 

    Il ne devra jamais croire que ce qu'offre mon corps à ses yeux, 
    Est le reflet de ma beauté et de ma force, 
    Car alors il serait surpris... 
    Son jugement trop rapide, 
    Pourrait sans détour se retourner contre lui...

    Croirait t'il que je sois Faible ? 
    Qu'il se Détrompe ! 
    j'ai la force du Tigre. 
    Croirait il que je sois Flétri ? 
    Qu'il se détrompe ! 
    J'ai la sagesse d'une chouette. 

    La Vie m'a offert cette enveloppe que je chéri, 
    Que je soigne, 
    Que je respecte et Aime sans avoir moi-même d’exigence particulière, 
    Il est le Vaisseau de mon âme,
    Qui me permet d'évoluer, d'avancer et d'agir, 
    Pour cela je lui suis à jamais reconnaissante. 

    Croirait il que je sois trop enveloppée de Douceur, 
    Trop Candide ? 
    Oserait il croire que cette idée le rends plus fort que moi ?
    Alors c'est qu'il n'as pas la Compréhension, 
    Je suis l'équilibre... 
    Le Yin et le Yang, 
    Le Loup et l'Agneau... 

    Mon corps est un temple Secret et Sacré, 
    Il est la Demeure de mon âme, 
    Le Sanctuaire de mes pensées, 
    Le Refuge Ultime de mon Moi.
    Et quoique l'autre puisse imaginer, 
    Dans sa grande Illusion,
    Il ne me le retirera pas... 
    Il n'aura jamais aucune force en cela, 
    Car je ne fais qu'un avec Moi ! 

    Et quand bien même il me blesserait un Jour, 
    Je me relèverai plus forte, 
    Et alors il entendrait qu'en son choix, 
    Il a commit l'erreur.

    Je suis Chêne, 
    Je suis Roseau, 
    Ma force est dans l'Unicité entre mon Esprit et ma demeure.
    Enracinée je ne crains rien. 



    Claire... Petit texte pour toutes et Tous... 

    Avec tout mon Amour et ma Joie de Vivre que je diffuse en 
    Vous, car OUI, 
    Vous êtes le Héros de Votre Vie, 
    Vous êtes le Maître incontesté et incontestable de votre corps ! 

    ♥♥♥

    Claire Bressy - Extrait de mon livre "blablabla"

    attention copyright ;-)

    Calin

     

  • Partager et non "prendre en charge"

    Partager et non « prendre en charge »

    Il arrive de voir nos relations devenir déséquilibrées, de les voir devenir difficile, se ternissant d’un nuage noir empli de lourdeur… Mais que s’est-il passé au juste ? Comment est-ce arrivé ? Nous ne comprenons pas toujours. Et nous serions bien prétentieux de croire qu’un seul paramètre, une seule réponse à cette question suffirait à la balayer d’un revers de main.

    Il peut y avoir beaucoup de choses à prendre en compte… C’est un fait.

    Je vais m’intéresser dans cet article à un possible générant le déséquilibre. Attention : ce possible proposé aujourd’hui flirte de très près avec le triangle dramatique (jeu inter relationnel toxique), mais nous n’explorons pas celui-ci. Lui aura tendance à s’installer après… et nous en parlerons un autre jour. J’ajoute que nous parlons bien ici de relation nourrit d’un lien affectif. Certaines autres formes de relations sortent de cet article pour des raisons qui je le pense vous apparaîtront comme évidentes. Cela ne concerne pas non plus les enfants en très bas âge, ou les personnes vivant avec un handicap physique ou mental appelant à la prise en charge.

    Ces petites précisions apportées, revenons-en à nos moutons :

    Le possible du jour peut donc se rencontrer dans les relations de famille, parents / enfants, couple, amis, voisins et même travail…

    Nous allons donc explorer ensemble deux notions que je vois souvent confondues, mais qui sont pourtant belle et bien différentes.

    Le Partage et Le prendre en charge.

    Voyons tout d’abord les définitions de chacune de ses notions :

    Partager : Diviser quelque chose en plusieurs éléments distincts qui seront ensuite distribués à chaque partie.

    Prendre en charge : Fait d’assumer une responsabilité : une personne, un objet, une situation.

    Ben oui, du coup déjà, nous percevons bien la différence de ces deux choses, nous pourrions même soudain nous dire : mais quel rapport ont les deux du coup ? Pourquoi y aurait-il une connexion ?

    Voici une allégorie que je vous soumets :

    J’invite Sam et Gérard à partager le gâteau avec moi pour le goûter.

    Ils arrivent, je partage le gâteau en 3 parts égales (ou une plus petite selon l’appétit de mes invités. Le partage doit être juste et dépendre des besoins et envies de chacun. Pas de prise de décision pour l’autre, sinon le moment risque de se voir gâté et nous basculons déjà…).

    Cet acte de partage se verra animé de souci d’équiter et d’écoute de l’autre.

    Chacun à son morceau, nous dégustons. Mais je m’aperçois que Sam utilise sa cuillère par le dos. Me voici intriguée, cela ne semble pas pratique.

    Deux choix s’offrent à moi :

    Le partage, ou la prise en charge :

    Le partage pourrait donner cet échange :

    «-  Sam, pourquoi manges tu le gâteau avec le dos de la cuillère ?

    • J’ai toujours fait comme ça, ça permets d’écraser le mets et de ne manger que par petites touches.
    • Je vais essayer »

    Nous sommes dans le partage d’une expérience, dans le co-enrichissement.

    Ou

    «-  Sam, pourquoi manges tu le gâteau avec le dos de la cuillère ?

    • Je n’ai jamais su me servir d’une cuillère. Je ne comprends rien à cet outil.
    • Si tu l’utilise dans l’autre sens, ce sera peut-être plus facile ? Veux-tu que je te montre comment je l’utilise ? 
    • Pourquoi pas.»

    Nous sommes toujours dans le partage agréable d’une expérience et dans le co-enrichissement.

    La prise en charge pourrait  ressembler à ça :

    « - Sam, tu tiens ta cuillère n’importe comment. Je crois que tu ne sais pas t’en servir. Attends je vais te montrer. »

    Je prends la cuillère de Sam, prends du gâteau avec, et lui colle dans la bouche.

     

    Je suis certaine que vous percevez bien là encore la différence entre les deux notions… et certains d’entre vous ont déjà fait tout le chemin du reste de ce que je vais écrire à partir de maintenant.

    Pour les autres, je continue.

    Dans le partage, chaque partie est égale. Il n’y a pas un sachant et un apprenant. Il y a deux personnes qui échangent des connaissances, des expériences. Chacun est ouvert au point de vue de l’autre, sans jugements, sans idées de certitudes.

    Dans la prise en charge nous retrouvons bien le sachant et l’apprenant. L’un prenant une position supérieure sur l’autre. Et ce malgré une très belle intention, malgré une envie d’aider, une envie de bien faire, une envie d’être gentil.

    Vous noterez le caractère presque violent de la prise en charge dans une relation qui n’offrait pas de place à ça. Sam n’est pas élève, et nous sommes à un goûter, il n’y a donc pas d’idée de hiérarchie proposée dans ce cadre.

     

    Dans nos relations quotidiennes, nous avons chacun parfois une tendance à choisir la prise en charge plutôt que le partage. L’ego y trouve son compte, les blessures de l’enfance aussi.

    Les blessures de l’enfance Claire ??? Oui.

    Sam pourrait me dire quand je prends sa cuillère et lui colle dans la bouche : « Non. Montre-moi si tu veux avec ta cuillère, mais ne prends pas d’autorité ainsi ma façon de faire ».  Cependant, il me laisse faire et accepte donc la prise en charge de sa problématique. Il n’est pas lui-même dans le partage, il choisit d’être porté.

    Faute aux deux donc si le nuage noir viendra petit à petit s’installer sur leur relation. (Heureusement tout peut toujours être remis à zéro. Cf article « transformation »).

    L’apprenant finira par étouffer car le cadre n’est pas juste :  il a aussi besoin de pouvoir donner.

    Le sachant va s’user car le cadre n’est pas juste : il a aussi besoin de recevoir.

    Dans le cadre enfant / parent nous trouverons ainsi les parents prenant en charge les problématiques de leurs enfants :

    • Nous allons faire ensemble tes devoirs. « Youhou » se dit l’enfant. « chouette chouette chouette, ça réponds à pleins de mes besoins vitaux. Reconnaissance, intérêt, partage de ma vie avec mes parents, etc…

     

    Et voici le parent faisant le devoir de l’enfant. Patatra.

     

    • L’enfant n’apprends pas. Le parent fait un travail qui n’était pas le sien. Il n’y a pas de partage, mais une prise en charge. L’enfant pourrait bien s’habituer à cela, et le parent se mettre à fuir le moment (et oui, aussi bon parent soit-il, il a déjà un grand nombre d’autres responsabilités à porter).
    • Il y a bénéfice caché : l’enfant fait l’effort minimum. Et franchement, je serais l’enfant, j’y trouverai moi aussi mon avantage. Le parent se valorise aux yeux de son enfant, quel parent n’a pas envie de briller aux yeux de ses poussins ?

     

    • Quoi tu t’es disputé avec Valentin ? il t’a pris ton crayon de papier en classe ? Attends je vais voir la maîtresse !

     

    • L’enfant racontait une anecdote de sa journée. Nous en avons tous. Celle-ci se voit en un instant dramatisée. La vie n’est pas animée que de choses qui nous plaisent… L’enfant n’apprends pas à résoudre cette anecdote par ses propres moyens, c’est dommages pour son avenir. Ou il l’a déjà résolu, mais l’élan de prise en charge vient cacher cette partie importante de son partage et le confronte à dissimuler la fierté qu’il peut en ressentir.

     

    • Les bénéfices cachés sont semblables à ceux-ci-dessus pour le parent, plus encore le parent ici prends le pouvoir dans l’enceinte de la classe en promettant de rectifier les actes de la maîtresse. L’ego est au nirvana de sa forme. L’enfant lui a le bénéfice de se nourrir de l’illusion que ses parents le protégeront toujours contre les autres (car du coup oui, il s’agit bien d’être « contre » les autres et non « avec ») et qu’ils sont très réactifs. Apprendra t’il à discerner quand il a lui-même tort dans une histoire de ce genre ? Quelqu’un lui a-t-il demandé quel fut son comportement avant que Valentin lui ai pris son crayon ?

     

    La prise en charge peut parfois engendrer de biens vilaines conséquences.

    Le partage lui donne du sens, permets aux parents de raconter leurs propres expériences, celles qui furent fructueuses, celles qui furent stériles. L’enfant se nourrissant ainsi de l’exemplarité.

    (je me sens forcée ici de rappeler que ce que je dis-là ne concerne pas les histoires de nos enfants où leurs intégrité physique ou psychologique est mise en danger. Cela va de soi. Nous parlons d’anecdotes basiques de la vie.).  

    Dans le cadre amis / voisins nous trouverons ces échanges qui n’en sont pas (un échange va de l’un à l’autre, et de l’autre à l’un. Il est mouvement).

    Echange entre Marie et Antoine :

    • J’ai un problème avec Georges. Il ne répare pas la voiture, ça me saoule, ça fait trois mois que j’attends.
    • Ton mec me sidère Marie. Bon écoute, je viens demain te la réparer ta voiture.

     

    Ploum ploum ploum… comment ce couple va-t-il passer cette étape de leurs cheminement si quelqu’un vient prendre en charge leurs problématique ? Quelles chances ont-ils de s’appuyer sur la difficulté de la voiture pour avancer ensemble à cet instant ? La difficulté se représentera donc, sur un autre thème. Souhaitons leurs que ce ne sera pas plus grave que la voiture en panne…

    Le nuage noir se posera là aussi.

    La prise en charge n’est pas adaptée, appuie sur la difficulté de Marie à faire une demande claire à Georges, appuie sur le détachement de Georges à s’occuper de ce qui de sa charge dans sa famille.

    Antoine de plus prends une responsabilité forte dans la dynamique de ce couple qui l’usera tôt ou tard, faute d’un échange sain.

    Voyons le cadre couple justement qui est celui où la différenciation devient plus importante encore (exemplarité pour les enfants, équilibre psychologique et donc relations sociales apaisées).

    Thomas et Lucie décident de faire une activité ensemble.

    Ça tombe bien l’un et l’autre sont sportifs. ET pour moi ça tombe bien aussi, car le sport est comme une métaphore de la vie. Nous pouvons transposer bien des choses en nous appuyant sur l’activité physique.

    Ils font du Fitness, et sont débutants. Ils ont commencé séparément, mais ils ressentent le besoin de PARTAGE. Ce besoin au sein du couple est prioritaire sur tout les autres. C’est ce qui va nourrir le lien et lui donner une dimension spirituelle stimulante. C’est aussi par cette voie que la confiance s’instaure, se développe et se renforce.

    Thomas a quelques bonnes bases.

    Lucie a tendance à se blesser.

    Les deux s’installent sur leurs tapis.

    Ils commencent l’activité.

    Mais Lucie soudain dit à Thomas : « peux tu regarder comment je fais s’il te plaît, comme ça je ne me tromperais pas et je ne me ferais pas mal. ».

    Lucie vient de glisser, et s’infantilise. Elle demande à Thomas de prendre la place du sachant.

    Thomas, heureux de partager son savoir, s’arrête dans son activité et dit à Lucie comment faire, usant pour cela du vocabulaire du sachant (devoir en étant le verbe le plus usité) :

    « Ton dos doit être plus droit. Tu dois penser à respirer. Etc…….. ».

    Thomas ne profite plus de sa séance de fitness, il est entièrement concentrer sur Lucie. Il prends en charge sa séance à elle et s’oublie lui. Il ira même jusqu’à l’aider dans ses mouvements.

    Les deux heures de fitness sont finies. Lucie est très heureuse, Thomas est très fier. Entendez-moi s’il vous plaît. Je n’ai pas dit que Thomas était heureux, mais fier. Bien que l’un puisse nourrir l’autre, l’un et l’autre ne sont pas synonyme.

    La journée continue. Thomas ressent un certain sentiment de frustration…

    Ce moment de plaisir qu’il aime il ne l’a pas vécu. Il ne s’en rendra complétement compte que plus tard. A cet instant c’est juste un sentiment vague en lui.

    Il ressent aussi un besoin fort de recevoir. Non qu’il fasse les choses pour recevoir, mais simplement, il y a comme un déséquilibre dans son être. Comme si son énergie était partie sans se transformer en quelque chose de bon pour lui…. Tout ça est vague.

    Lucie a bien profité de sa séance, mais tout de même, elle se demande si le fitness s’est vraiment son truc, parce que sans Thomas elle n’y serait jamais arrivée… Elle doute un peu. Heureusement Thomas est là. C’est sur sans lui elle ne pourrait pas faire toutes ces choses.

    Quelques jours plus tard, l’idée est de nouveau proposées de faire une séance ensemble.

    Thomas est moyennement motivé. Il aimerait bien s’occuper de lui. Il culpabilise, ils s’étaient dit ensemble que ce serait une activité commune et le voici déjà à rejeter Lucie. Pourtant il l’aime de tout son cœur… mais, ce sentiment diffus que son temps sport ne lui appartient plus est là et il a vraiment besoin de ce moment pour se faire plaisir…

    Lucie est moyennement motivée, elle avait décidé de faire cette activité pour se reconnecter à son corps et au final elle a encore plus l’impression que ce corps n’en fais qu’à sa tête…

    Le nuage noir est là… pesant… lourd… le déséquilibre est venu s’installer sur invitation…

    Le couple composé de deux entités égales est devenu bancal.

    L’activité choisie par les deux parties devient celle qui rappelle la difficulté.

    Alors on fait quoi ?

    On PARTAGE !!!

    Reprenons Lucie et Thomas et proposons leurs une nouvelle manière de faire.

    Ils commencent leurs séances. Sont chacun dans leurs corps, mais ensemble dans une même pièce et dans un même élan. Ils sont dans l’énergie de l’individu et à la fois dans la dimension du couple.

    Le partage pourrait devenir après la séance :

    « Dis j’ai eu du mal avec les pompes, tu fais comment toi ?

    « J’ai remarqué que tu ne faisais pas d’échauffements avant de commencer ta séance. C’est pas trop difficile pour toi ensuite ? Si tu en as envie je pourrais te partager quelques exercices que je fais moi et tu pourrais les essayer ? 

    « J’ai mis de l’eau dans la pièce, ça nous permettra de boire pendant nos séances, ça te convient ? »

    On échange sur nos expériences, on ne prend pas la position de sachant, ou d’apprenant. Nous échangeons des avis, des conseils, sans JAMAIS faire à la place, et sans jamais avoir le souhait que l’autre fasse comme on lui a dit. Il reste en effet responsable de ses choix et manière de faire.

    Si Lucie à réellement besoin de cours, car en effet sa manière de faire ses exercices représentent un danger pour elle-même, Lucie devra prendre en charge cela et pourra demander conseil à un professionnel, suivre des cours, regarder des tutos ou que sais-je selon ses besoins et envies.

    Mais alors Thomas laisse tomber Lucie ? Pas du tout ! Il l’aide au contraire par une attitude juste et bienveillante à gagner confiance en elle et à se responsabiliser devant ses besoins. En refusant le rôle infantile que Lucie souhaite prendre, il préserve l’énergie du couple, la dynamique et lui assure une plus grande pérennité.

    Ah Bon ? mais pourquoi ?

    Parce que Lucie rejoue un conflit interne non résolu en appelant Thomas à ce rôle (plusieurs possibles que je ne développerai pas ici, sinon ce ne sera plus un article mais un livre lol), l’inconscient désire régler ce conflit interne, il cherchera même par tous les possibles à le régler de sorte à pouvoir continuer son évolution, sa progression dans l’apprentissage de la vie. Se libérer du conflit lui permettra de plus un meilleur positionnement en général, moins de stress, donc l’inconscient y déploiera beaucoup d’énergie s’il est laissé aux commandes, ou si nous validons ce process.

    Thomas ici se retrouve donc objet de projection (il joue le rôle que l’inconscient de Lucie lui a donné), il n’est plus Thomas. Selon le conflit interne que Lucie est en train de régler, l’issue peut être un rejet simple et absolu.

    Thomas en acceptant ce rôle est alors tout autant responsable que Lucie. Comprenez bien que Thomas n’est pas coach sportif, éducateur sportif ou tout autre chose lui donnant légitimité dans ce rôle. Mais son ego est valorisé, il a donc accepté…. Hélas, l’effet bénéfique est très temporaire et illusoire. Le couple ayant besoin d’équité, d’équilibre dans les échanges.

    Rappelons à ce titre que Thomas a peut être lui aussi le besoin d'être vu pendant son exercice, peut être a t'il besoin que Lucie prenne soin de lui aussi, de partager ses doutes sur sa manière de faire. Si Lucie lui donne un rôle de sachant, il ne peut malheureusement plus faire par ses propres doutes sur son activité, en effet Lucie lui montre par ce comportement qu'elle ne pourra lui prodiguer aucun avis (ce qui est faut, puisqu'elle peut voir des choses au même titre que Thomas). 

    Le partage permets aux deux d'exister dans ce moment

    La prise en charge conduit l'un des deux à exister pour l'autre le temps de ce moment. 

    Lucie après la séance de fitness où Thomas fut le sachant peut aussi par exemple adopter une attitude cassante, voir même brisante. Lucie n’est pourtant pas méchante, et Aime Thomas de tout son cœur. Mais elle va avoir besoin de remonter en équilibre son propre ego, elle a besoin de se réajuster et de reprendre une place égale à Thomas. Cette place d’égal à égal qui fait sens à la notion de couple.

    L’attitude de Lucie va donc parfois prendre une tournure au combien désagréable pour Thomas, puisqu’il s’agira de « remettre Thomas à sa place ». Non tu n’es pas mon père (ou tout autre personnage de son histoire ayant eu une place « au-dessus » de la sienne et dont elle a besoin de s’émanciper. Et Thomas se verra vivre un sentiment d’injustice auquel viendra s’ajouter la frustration citée plus haut.

    Le nuage noir est décidemment très lourd… L'adversité risque de bientôt manifester sa propre dynamique... Vivement l’orage :-) que l’on puisse tout reprendre à zéro.

    Alors, Non... nous ne prendrons pas non plus en charge l’inconscient de Lucie dans ce cas.

    Nous les accompagnants sommes là pour ça, nous savons prendre le rôle de support de projection et nous n’avons pas les attaches affectives qui existent au sein du couple. Le travail d’accompagnement à la résolution des conflits internes pour Lucie comme pour Thomas s’il en ressent le besoin (lorsque la prise en charge à pris beaucoup d’espace dans le couple par rapport au partage, les conséquences sur l’ego peuvent être finalement désastreuses à long terme) se feront dans un cadre existant pour ça.

    Le Partage est parole, avis, conseils sans attentes, anecdotes, échanges.

    Mais le partage ne doit pas devenir une prise en charge. La prise en charge peut parfois prendre les atours d’une prise en otage dans un rôle que nous n’avons pas choisis.

    Sans en être obsédé, soyez vigilants à vos ressentis, soyez à l’écoute de vous-mêmes et lorsque la situation vous semble injuste, posez le dans le dialogue !  Exposez ce que vous avez entendu en vous à l’autre, écoutez sa réponse, et utilisez ce moment pour construire, cela évitera qu’il vous détruise.

    Trouvez chacun le juste milieu, parlez en ensemble, établissez votre ligne directrice sur ce sujet.

    Définissez vos propres règles.

    Pourquoi pas choisir un thérapeute clef en cas de difficulté ?

    N’hésitez pas surtout à échanger sur ce thème, à partager votre vécu, vos expériences qu’elles soient antérieures ou concernant directement votre couple actuel. Sans vous jugez, sans vous accusés, simplement en levant le voile sur ces moments où l’équilibre a été perdu. Soyez à l’écoute l’un de l’autre, ainsi de ces moments d’égarements vous en ferez une force et non quelque chose qui viendra détruire lentement votre histoire.

    L’équilibre est instable, c’est le principe même de la marche. (Nous sommes alternativement sur deux pieds puis sur un pour recommencer). Le mouvement de la vie est régi par cette règle. Vous aurez des moments de déséquilibre dans vos relations, quelles qu’en soit la nature, mais le PARTAGE, le retour sur expérience, les discussions, les échanges sont les outils clefs qui vous permettront de reposer l’équilibre et d’avancer ensemble.

    En conclusion : 

    La prise en charge non adaptée à la situation détruit la confiance.

    La Confiance se nourrit d'échanges constructifs.

    La confiance est le ciment du pont qui nous unit.

    Pont relationnel

  • Transformation

    Après le chaos, la naissance.

     

    Dans la philosophie Zen, l’art du Thé nous enseigne la pleine conscience du nouveau départ, du recommencement.

    Ainsi, nous faisons bouillir une eau pure, nouvelle. Puis nous faisons infuser des herbes, des feuilles, des fleurs, … laissant parfums, arômes, propriétés nourrir l’eau. Cette infusion demande temps et patience avant que nous puissions déguster. Nous expérimenterons alors l’adaptation, le laisser aller, l’écoute attentive de nos sens. Si le choix des herbes nous est étranger ou curieux, l’invitation sera de se laisser écouter ce que nous ressentons plus que ce que nous croyons.

    Cet art se pratique habituellement chaque jour, comme une invitation à faire de chaque jour une nouvelle journée. Chaque jour est en effet nouveau et pourrait être vécu à la fois comme étant le dernier, mais aussi le premier du reste de notre vie.

    Je vous ai déjà parlé des 10 tableaux de la voie du zen, le dernier étant « le retour au village ». Ce tableau extraordinaire nous lance le défi de retourner au commencement lorsque nous pensons être arrivé au bout d’une chose.

    De la même manière, là-bas, celui qui atteint le grade le plus haut dans un art martial, retournera (dans la voie traditionnelle) au grade le plus bas. Renaissant, reprenant l’innocence de ses débuts. Il recommencera.

    Il n’oubliera pas ce qu’il a appris. Il gardera ce qui aura été le meilleur pour lui. Simplement, en toute humilité, il confrontera son expérience à l’innocence des débuts.

    Dans notre culture, tout ceci peut sembler absurde. Nous entretenons une idée de l’évolution allant du bas vers le haut.

    La voie du Zen repose quant à elle sur le Tao. Une voie circulaire allant de l’ombre à la lumière, de la lumière à l’ombre et ainsi de suite (du yin au yang, du yang au Yin….). Un éternel recommencement s’enrichissant au fur et à mesure du temps du mouvement qui est vie.

    Tout est mu par le Tao.

    Les molécules, les êtres vivants (animaux, végétaux, ……), l’univers lui-même, les relations, les situations. Tout ce que la vie habite est mu par le tao.

    Je pense que nous devrions tous connaître cette voie afin de choisir comment nous vivrons notre vie.

    La pensée occidentale va du bas vers le haut : un début -> une fin.

    Naissance / Vie / Mort / enfer ou paradis.

    C’est une voie linéaire, sans retour en arrière, animée d’un puissant clivage entre les concepts. Les choses y sont noires ou blanches.

    La voie du Zen qui est aussi à mon sens une forme de pensée, est éternelle. N’a ni commencement, ni fin, mais transformation.

    Naissance / Vie / Mort / réincarnation.

    Il n’y a pas de clivage noir ou blanc. Il y a une complémentarité, et une transformation perpétuelle. Ce qui semble fini, ne l’est jamais, donnant naissance à autre chose.

    Lorsque vous traversez une étape de votre vie où vous rencontrez ce sentiment d’être arrivé au bout, que plus rien n’est à découvrir, que c’est la fin.

    Je vous propose de vous donner le droit d’envisager les choses autrement que par cette impasse qui enferme votre mental, risquant ainsi de compromettre votre équilibre, de vous faire entrer dans un état de stress désagréable mue de l’illusion d'une obligation de trancher en noir ou blanc. S’il arrive que la fin d’un cycle s’écrive par la mort de quelque chose, que cette mort permette la renaissance, il peut aussi arriver qu’elle s’écrive différemment, sans faire disparaître des choses, mais simplement en les appréhendant différemment.

    Je vous propose d’ouvrir un autre horizon, un autre "possible".

    Faites vous chauffer de l’eau.

    Faites vous un Thé et prenez le temps. Vous avez le droit de choisir de reprendre tout à zéro. De recommencer. De redécouvrir. Et d’ouvrir le possible de la Transformation.

    Aujourd'hui est le premier jour de ma vie.

    Claire.

    The
     

     

     

  • "dis-lui ce que tu penses !" Mmmmh ok, mais comment ?

    La communication devient compliquée, des choses ne sont pas entendues, comprises, ou même écoutée. Le message ne passe pas ! C’est l’impasse.

    Pour en sortir, nous voici parti à la recherche d’une oreille extérieure à qui nous allons confié ce message qui ne passe pas, testant tout d’abord sa validité (cet autre va-t-il donner du poids à mon message, ou va-t-il dire que mon message est absurde ?), et cherchant un conseil, un avis sur la manière de le faire passer.

    Et voici que le conseil tombe, venant parfois d’un ami, d’un proche, d’un médecin ou d’un thérapeute : « dites-lui ce que vous pensez ! ».

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  • Les peaux d'oignon

    Si une chose peut devenir réelle, c’est bien la vérité. Drôle de chose pourtant que cette dite vérité…

    Je médite depuis que j’ai 8 ans. C’est fou quand on y pense. Pourtant, depuis 2014, je suis speed… vraiment speed. J’ai délaissé la méditation petit à petit. Mais pourquoi ? J’ai trouvé milles excuses : « pas le temps », « pas l’envie », « je sors de méditation en stress », « quelque chose de sombre me hante ». .. de toutes mes excuses, ces deux-là sont les plus vraies.

    Oui, méditer me mettait chaque fois dans un mal être, voir une agressivité étrange. Je n’en parlais pas ou si peu. Quelle chose étrange que l’outil si synonyme de bien-être me mette dans cet état ? Pouvait il y avoir au monde quelque chose de plus incohérent ?

    Depuis 2014, mon corps et moi sommes devenus étrangers. Oh, jamais complétement, juste assez pour que celui-ci créé un, puis deux, puis trois lipomes. Juste assez pour que mon cœur se mette à s’emballer pour un oui, pour un non. Que des douleurs me réveillent la nuit. Oui, juste assez pour que je sois en colère contre lui de se manifester ainsi.

    Cela dit, à bien y réfléchir, quoi de plus logique ? L’indifférence est bien la pire chose qui puisse exister, alors qu’il provoque ma colère lui permettait au moins de recevoir une note d’intérêt.

    J’ai fini par beuguer… trous de mémoire, problèmes de concentration, altération de mes jugements dés que mes liens affectifs étaient concernés.

    Jusqu’à cette nuit, j’avoue que je ne savais pas trop, ni ne cherchait la nature source du problème… Ou plutôt la base, le centre. Il faut dire que depuis 2014 les choses à « gérer » se sont accumulées… Reprise de ma liberté et de celle de mes enfants après une relation paradoxale au combien perturbante avec un pervers narcissique qui fait largement honneur au terme, puis Amour, Mariage et en toile de fonds un nombre de choses pas toujours amusantes à régler, qui me donnent parfois l’impression qu’il s’est passé 15 ans en 5 ans.

    Alors voilà, j’ai planté comme un ordinateur dont la mémoire est saturée… Pas d’autres choix que d’appuyer sur le bouton veille et laisser tout ça se trier tout seul. L’arrêt maladie devenu obligatoire, le repos absolu vital.

    Mon métier est pour moi le plus beau métier du monde, il m’offre l’opportunité de donner du sens à mon empathie, à mes intuitions, visions, à ma capacité d’analyse, et le bonheur humain me passionne. Quand je suis au cabinet, rien d’autres n’existe que celle ou celui qui est avec moi. Toute mon énergie lui est offerte pour l’aider. Mes compétences mises à son profit pour l’accompagner. Ce métier que je fais fait sens pour moi. Il est plus que mon « faire », il est une grande partie de mon « être ».

    Mais ce bug ci a pour la première fois réussi à s’insinuer y compris en cabinet… Il ne pouvait être autrement pour moi que de m’arrêter le temps que cela passe, ceci afin de ne pas nuire à mes patients. L’objectivité et la concentration étant obligatoire pour que mon accompagnement soit optimal.

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