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La contre-attaque

 

défensive

La contre-attaque ou la défensive

Il est humain de contre-attaquer lorsque nous recevons une critique méprisante, cependant, ne nous voilons pas la face, l’expérience démontre que ça ne conduit pas à la résolution du problème de fond, et bien souvent ne fait qu’alimenter l’incendie en cours.

Etre sur la défensive, est être dans une posture d’auto-défense, comme en prévision d’un danger, Dans cette attitude, le corps se mets en alerte, il est tendu, rigide, et exprime à notre place un langage peu engageant pour l’autre.

Notre débit verbal peut s’accentuer, nous prenons un ton sérieux, nos mimiques faciales expriment la gêne, le mécontentement, et pourquoi pas le danger.

Le discours qui va traverser nos lèvres aura la prétention de nous protéger de l’éventuelle attaque, de l’éventuel danger, nous allons user de justifications, allons nous-mêmes attaquer l’autre (pour qu’il ne nous attaque pas), lui faire des reproches (afin de lui retirer sa force).

Hélas, ce discours s’avèrera bien souvent inadapté à la situation, sera peu respectueux de l’état d’être réel de l’autre. Nous sommes en réaction à une souffrance intérieure, un mal-être et nous projetons dans ce moment ce que nous imaginons qu’il va se passer.

Prenons un exemple :

Monsieur est au travail. Il se sent non reconnu. Son patron ne valorise pas ses efforts. Il souffre. Son ego souffre d’un besoin de reconnaissance qui validerait qu’il est à la hauteur du poste qui lui a été confié. Sa souffrance est donc : « je ne suis pas à la hauteur ».

Rentrant chez lui, habité par ce mal silencieux, il cherche dans les yeux des membres de sa famille cette reconnaissance tant désirée. La situation est inadaptée, car en effet, les membres de sa famille ne pourront assouvir un besoin lié à son travail. Mais la souffrance est parfois ainsi, qu’elle ne fait la part des choses…

Ce regard de fait ne viendra pas, les membres de sa famille l’aiment et lui sont reconnaissants de ce qu’il fait au foyer, mais ne peuvent valider ses capacités au travail. Le besoin reste inassouvi. L’ego continue d’alimenter « je ne suis pas à la hauteur ».

Madame tout en mangeant lui fait remarquer que sa glacière n’est pas vidée, sa gamelle n’est pas au lave-vaisselle.

Cette remarque va aller directement sur la plaie, la croyance négative personnelle « je ne suis pas à la hauteur ».

La rigidité du corps s’installe, les mâchoires de monsieur se sert, son attitude s’accélère, la peur s’installe « et si elle voyait que je ne suis pas à la hauteur ? » … la réponse tombe « tu as toujours quelque chose à me reprocher ! ». C’est la contre-attaque.

Vous imaginerez aisément que Madame va à son tour réagir. D’un fait simple : une gamelle qui n’est pas au lave-vaisselle, elle est accusée d’un seul coup d’être une personne qui critique sans arrêt.

Son propre ego va vouloir se protéger de cette mise en accusation et défendre ses valeurs intérieures. Elle ne se reconnaît pas dans le propos et veut défendre ce qu’elle est afin de sortir de cette projection qui ne lui correspond pas. Elle est à son tour sur la défensive.

Pourvu que cette scène se joue fréquemment dans le couple, nous parlons donc bien du 3ème cavalier de l’apocalypse.

Voyez ici, dans cet exemple, que je ne choisi pas par hasard, comment parfois nous voyons venir ses cavaliers dans nos foyers pour des raisons extérieures. D’où l’importance d’une communication fluide, d’une écoute attentive, d’entretenir la bienveillance et de ne pas tout prendre personnellement.

Le travail, la vie scolaire de nos enfants (les 4 cavaliers peuvent aussi parfois s’inviter dans une relation parent / enfant), la vie sociale, la vie familiale, sont autant de prétexte à inviter les cavaliers de l’apocalypse dans une relation. Quand un dysfonctionnement apparaît, il sera toujours sage de prendre le temps de communiquer afin de faire le point.

Revenons donc à la contre-attaque.

Sans justifications réelles et objectifs, mais pour nous défendre d’une éventuelle souffrance à venir, nous utilisons donc parfois, nous-mêmes l’attaque, les reproches, l’ironie, le sarcasme, la fuite (mettre fin à une relation afin d’éviter les éventuels soucis à venir qui ont été projeter) et, allons-y gaiement : des expressions blessantes ; quoi de mieux qu’un bon coup de pieds dans les genoux de celui qui pourrait éventuellement, pourquoi pas, nous mettre un coup de couteau ? Il sera à terre, nous serons tranquille. Tant pis si ce n’était pas son intention 

Son intention…… Oui, la contre-attaque est un processus intérieur de procès d’intention.

Cette attitude est loin de nous protéger, elle nous mets en tension, en garde, gênés, énervés, voir même irascibles. Notre corps est en stress.

L’attitude défensive consiste à dire que c’est celui qui critique qui est dans le tort parce que, justement, il critique. « Pourquoi compliques-tu toujours tout ? » « Pourquoi reviens-tu encore et encore là-dessus ? ».

Chacun cherche à marquer des points, à gagner. Malheureusement, c’est le couple qui est perdant, ainsi que les deux partenaires, et les enfants s’il y en a. En tantrisme il est dit que les échanges dans un couple doivent être comme une partie de ping-pong, c’est bien celui qui marque un point qui a perdu… je vous laisse méditer là-dessus 

L’attitude défensive émet l’énergie de la culpabilité, la susceptibilité l’énergie du manque de confiance en soi. Cet ensemble donne à votre aura le halo du statut de victime… comprenez bien, que cette attitude ne saura pas vous aider à être heureux.

Ses bénéfices cachés, se plaindre, et attirer l’attention ne sont que temporaires… vous y perdrez la personne aimée qui elle a besoin de vous admirez.

La contre-attaque nourrit le conflit et le mal-être chez chacun des partenaires, elle conduira inévitablement à l’arrivée du 4ème cavalier… Le couple se nourrit de confiance, de solidarité. 

Cette attitude révèle un mal-être, servez vous de se levier pour lancer la communication, que ce soit de l'initiative de celui qui est sur la défensive, ou de celui qui observe cette attitude. L'Amour est entraide. 

L’énergie défensive peut être transcendée en énergie bienveillante et nourricière, pour vous et pour l’autre. Cette force en vous que vous appelez pour vous protéger d’une chose qui n’est pas matérialisée deviendra alors une force créatrice attachée à l’instant présent, à ce qui est.

La susceptibilité est comparable à un état d’hypersensibilité, elle peut donc accompagner une attitude d’écoute attentive, de communication bienveillante.

 

 

Les 4 Cavaliers de l'Apocalypse dans nos relations

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