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L'Oiseau et le Chasseur

Voyage 1

« L’oiseau et le chasseur

 

Dans l’Obscurité

L’Oiseau tente de s’envoler,

Déployer ses ailes,

Prendre de l’altitude,

Trouver la juste attitude.

Un instant le voici qui décolle

Sombre Chasseur l’assomme.

Il essaie de nouveau,

Se fait rabattre les ailes,

Tombe à l’eau

Risque de se noyer.

Courageux, reprends son envol.

Dans sa mésaventure a perdu sa boussole.

Boussole indiquait le But,

Qu’est-ce qu’un chemin sans but ?

Plus de chemin

L’oiseau est dans le pétrin.

Où aller ?

Voici sa seule vérité.

Le voici plonger dans l’éternité.

L’éternité fait peur.

L’Oiseau veut retrouver l’Azur

L’Oiseau veut retrouver cœur pur.

Cherche la Sérénité

Dans son éternité.

Veut remplacer la peur

Par un simple bonheur.

Chasseur Malhabile !

La jalousie te rend vil !

Ne pouvais-tu te réjouir ?

Ne pouvais-tu donc rire

Des chants de Joie

Par l’Oiseau partager avec Toi ?

 

L’oiseau s’est posé.

Le voici bien embêté.

Pour voler sans souci,

Doit-il cesser ses gazouillis ?

L’Oiseau réfléchis

Miroir de lui-même

Miroir de lui m’aime

Il est enfant du paradis

Don d’Aimer lui a été donné

Il ne peut ne pas le partager.

Au chasseur lui ouvrira son cœur,

Au chasseur lui offrira des fleurs.

L’Oiseau n’est pas fâché

Simplement attristé.

Qu’est-ce cette tristesse,

Est-elle une faiblesse ?

Elle est miroir de lui-même,

Elle est Amour en lui m’aime.

Que servirait la colère,

Si ce n’est à jamais le taire ?

 

De son ciel écoutera

Maître Chasseur aux apparats

De sa branche recevra

Confidences dernières échappées

Maître chasseur le croit si assuré

Si pleins d’espoir et de vigueur,

Déployant toute sa splendeur,

Comme si l’Oiseau voulait le narguer

De son assurance, De sa belle liberté.

L’Oiseau ne veut rien

De son chant partage

Souhaitant porter mélodie

Là où la souffrance porte son ombrage,

Là où se perdent ses frères du paradis.

L’Oiseau parfois souffre

Connaît l’odeur du souffre,

De son ciel entends rumeurs mauvaises,

Qu’aucune pluie tombante n’apaise.

Connaît la nuit et son obscurité,

Devenant alors proie des guerriers.

Connaît l’eau des regrets,

Noyant les esprits loin de la paix.

 

L’Oiseau n’a que ses ailes,

L’Oiseau n’a que son chant,

L’Oiseau n’a que son amour

Pour produire un vent doux

Qui il le souhaite effleurera les cœurs

Que plus rien ne célèbre l’absence

Que tout célèbre la présence.

 

L’Oiseau reprend son envol,

Se découvre nouvelle boussole,

Jamais n’oublie de rentrer au nid,

Jamais n’oublie de prendre soin de son ami,

Le chasseur pose le fusil,

Jamais n’oublie de prendre soin du nid,

Jamais n’oublie de ne plus tirer sur son ami.

"La jalousie, dit l’Oiseau,

Ça n’est pas beau.

Ce n’est que le résultat de ta peur.

Mais tu n’as peur que de ton cœur. »

Au-delà d’apparences,

Au-delà de rances apparats,

La peur ne définit pas le chasseur.

Le chasseur n’est pas un chasseur.

L’oiseau n’est pas sa peur.

L’oiseau n’est pas un oiseau.

L’un et l’autre deux consciences

Nées pour s’apprendre,

Ça prendre, se prendre,

Nées pour se reconnaître

Pour naître, être.

Nées pour s’aimer.

S’éloigner d’un enfer crée par leurs esprits,

Une guerre sans merci,

Trouver un paradis, généré par eux unis,

Ensemble créeront une nouvelle boussole,

Au-delà du Nord sans doute plus folle !

 

L’Oiseau n’est pas plus fort.

Le chasseur a bien tort.

L’Oiseau a besoin du chasseur,

Le Chasseur a besoin de l’Oiseau,

Car sans le Chasseur et sans l’Oiseau,

Quel oiseau aurait donc pu raconter cela ?

Quel chasseur aurait donc pu lire cela ?

 

Claire Bressy - écrit le 29 AVril 2014 - extrait de "Claire toute nue"».

 

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