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"dis-lui ce que tu penses !" Mmmmh ok, mais comment ?

La communication devient compliquée, des choses ne sont pas entendues, comprises, ou même écoutée. Le message ne passe pas ! C’est l’impasse.

Pour en sortir, nous voici parti à la recherche d’une oreille extérieure à qui nous allons confié ce message qui ne passe pas, testant tout d’abord sa validité (cet autre va-t-il donner du poids à mon message, ou va-t-il dire que mon message est absurde ?), et cherchant un conseil, un avis sur la manière de le faire passer.

Et voici que le conseil tombe, venant parfois d’un ami, d’un proche, d’un médecin ou d’un thérapeute : « dites-lui ce que vous pensez ! ».

Nous conviendrons tous que ce conseil là se retrouve partout, accompagné de son injonction « soyez vrai ! soyez vous-mêmes ! ». Il est plutôt naturel par conséquent de le suivre, bien que nous sachions tout au fond de nous, que nous avons déjà dit « ce que nous pensions » et que ça n’a pas fonctionné…

Fort de cette légitimation, de cette caution, nous retournons donc vers la personne, renforcé de la caution de celui qui nous a conseillé, et nous recommençons, nous lui disons….. « ce que nous pensons ».

Ça donne à peu près ça :

« Tu ne m’as jamais entendu »

« Tu fais la gueule tout le temps »

« Tu m’as laissé tombé quand j’avais besoin de toi »

« Vous ne me reconnaissez pas dans mon travail »

« Tu ne pense qu’à toi »

« Vous me donnez trop de tâches à accomplir en même temps, je n’y arrive pas ! »

« Tu es tout le temps sur ton ordinateur »

« Vous n’écoutez pas mon avis sur les améliorations que nous pourrions apportés »

… etc … etc…

Et la réponse sera souvent à la hauteur de ces formulations, à savoir : un rejet, une défense, ou un simple « revenez plus tard, quand je serais plus disponible »…

Du coup, on remballe tout, on se dit que l’autre est décidemment un con, qui n’écoute pas. Nous allons nourrir de la frustration, de la colère, et un sentiment de manque évident de reconnaissance. La relation sera remise en jeu, voir verra sa fin pointer son nez. La difficulté n’aura pas été dépassée.

Alors, oui je vous l’accorde, les cons existent, ce n’est pas une légende :-)

Certaines personnes, centrées sur elles-mêmes, n’auront pas cet accueil mental leurs permettant de se laisser pénétrer par les besoins de l’autre, et offriront quelque soit la formulation des :

« tu fais des histoires pour rien »

« je vais pas lire ta lettre, c’est trop long »

« vous avez pris un arrêt maladie, ça va mieux maintenant, non ? »

« allez... c’est parti on en a pour une heure ! »

« vous pensez pas que vous êtes assez payé pour ne pas venir dans mon bureau vous plaindre ? »

« c’était juste pour rire »

« oula la… t’es vraiment pénible »

« vous passez votre temps à vous plaindre, si vous ne vous plaisez plus ici, partez »,

… ces phrases jugeantes et culpabilisantes ont comme résultat un déni de nos besoins, de notre parole, et nous amène à nous juger nous-mêmes. Elles ont surtout pour objet de fermer le dialogue et de protéger celui qui les utilise.

Elles viennent donner une dimension de « non-importance » à ce que vous exprimiez, et créerons une frustration toute justifiée, souvent suivi de nombreux autres essais, qui se terniront de lassitude.

A ce moment vous vous dites : « Oh ! elle a décidé de nous mettre le bourdon aujourd’hui Claire ou quoi ? »

Non ! :-) 

Il y a une issue pour chacun : pour celui qui veut dire « ce qu’il pense », et pour celui qui ne sait/ veut pas écouter ! (sauf cas d’égocentrisme profondément enraciné, ou l’effort demandé de s’ouvrir aux autres est un effort sans sens pour la personne… mais le sujet de l’article est destiné à ceux qui ont ENVIE de voir leurs communication s’améliorer… les autres ont déjà arrêté de lire depuis un moment :-) c'est beaucoup trop long hi hi... nous sommes donc entre nous :-) ).

Bon, alors la solution ?

  1. Redéfinissons ensemble la notion de « dire ce que l’on pense ».

 

Le tempo d’abord…

Pensez vous vraiment que revenant d’un entretien avec un ami, un thérapeute, un médecin, un proche, avec qui vous avez parlé de vos soucis, l’autre soit dans cette même dynamique ?

Non ! remettons chaque réalité à sa place : Vous vous étiez là-bas. Elle ou lui était en train de tricoter des chaussettes ou faire pousser un bananier.

Au moment de votre retour, comprenez bien que chacun est dans son moment présent, dans sa dynamique. L'autre n'est pas un morceau ou une extension de vous, il est autre :-) Hors une conversation importante se prépare un minimum… Sinon, vous arrivez avec votre souhait de communiquer, l’autre est à son bananier, pensant positivement à ses futures bananes, ou ralânt de l'invasion de je ne sais quelle chenille... et vos pensées sont chacune sur un sujet différent. Si vous arrivez ainsi, vous imposez votre moment présent à l'autre, il aura donc besoin d'un instant d'adaptation et il risque d'y voir un « parlons et réglons nos comptes maintenant » qui va peut être l’agresser un tantinet… Vous ne croyez pas ? Il y a même des chances qu’il ou elle voit d’un mauvais œil que vous alliez demander conseils à celui de chez qui vous revenez "vu le résultat"… :-/

De plus prendre un temps pour préparer l'échange, vous permettra à vous de laisser circuler les conseils et avis de celui chez qui vous arrivez, et donc de faire la part des choses, de poser le juste. 

Voilà pour le sujet du tempo.

Toute belle symphonie et la communication est une symphonie a un tempo.

Les musiciens à présent.

Vous sortez votre violon, vous avez annoncé et préparé ce moment d’échanges, vous avez un élan constructif, une réelle volonté d’avancer. Vous sortez avec élégance votre archet et commencez à frotter les cordes de votre instrument… et là c’est le bug ! la discorde. Les paroles s’enflamment, celui avec qui vous souhaitiez échanger est rentré dans sa coquille, il n’écoute rien, il est fermé. Vous êtes au violon, il est à la batterie, et le résultat est cacophonique… c’est la discorde.

Mais attendez, repassons le film à l’envers… êtes vous sure d’avoir bien accordé votre violon ? il y a beaucoup de sons désagréables là, non ? … approchons nous de plus près et écoutons bien :

« Tu ne m’as jamais entendu »

« Tu fais la gueule tout le temps »

« Tu m’as laissé tombé quand j’avais besoin de toi »

« Vous ne me reconnaissez pas dans mon travail »

« Tu ne penses qu’à toi »

« Vous me donnez trop de tâches à accomplir en même temps, je n’y arrive pas ! »

« Tu es tout le temps sur ton ordinateur »

« Vous n’écoutez pas mon avis sur les améliorations que nous pourrions apportés »

… etc … etc…

Ah oui… c’est bien ce que je pensais… ce ne sont que des phrases négatives et des mises en accusations… Aïe aïe aïe… Personnellement, les mises en accusations me font l’effet d’un procès d’intention… Comme je me connais et donc connais mes intentions, je ne le vis jamais très bien… C’est vrai que ça pourrait avoir tendance à me faire rentrer dans ma coquille, ou à m’amener à vouloir défendre mon intégrité et qui je suis. Pas vous ?

Je suis certaine que vous commencez à saisir… Non… « dire ce que l’on pense » n’est pas synonyme de vomir tout notre négatif à l’autre et le bombarder de reproches… N’est pas lui envoyer une image noire de lui-même. Cependant, si là est le fond de votre pensée, je vous suggère d’envisager un retrait… et avant d’arriver aux extrêmes prenez rendez-vous avec un professionnel. Pourquoi ? Parce que lorsque nos besoins ne sont pas correctement assouvis, cela engendre un stress en nous. Vous savez : Fuir, combattre ou faire la statue de pierre lol Et le stress altère le jugement… Donc vous n’êtes plus objectif, et sans doute plus en mesure d’entrer en contact avec vos sentiments… L’écoute d’une personne non concernée directement, impartiale, et objective vous permettra de faire le point, de vider votre sac pour laisser place au calme nécessaire pour prendre des décisions. Est-ce à ce propos réellement votre situation relationnelle avec cette personne qui génère cet état de stress en vous ? Où est-ce autre chose (socle social ? Socle professionnel ? Socle financier ? Socle familial ? qui est la véritable racine du problème. Parfois le mental, pour ne pas voir, pour ne pas engager des appuis qui lui sont confortables sur certains aspects (et inconfortables sur d’autres) détourne son attention de ce qui lui créé de la souffrance vers un autre support – semblant plus maîtrisable – ceci afin de ne pas avoir à sortir de sa zone de confort. Un accompagnant professionnel saura vous aider à y voir clair sur ce point en vous faisant visiter chaque secteur de votre vie actuel.

Je le répète souvent, ce n’est pas en pleine pluie de météorite que nous pouvons nous interroger sur comment nous allons reconstruire. Le calme intérieur lui permet ça.

  • Pour le relationnel avec un proche ou un ami : thérapeute et Psy en tout genre.
  • Pour le relationnel au travail : Bilan de compétences, coaching, et bien sur Thérapeute et psy en tout genre.

En conclusion sur ce premier chapitre :

Dire ce que l’on pense est exprimer nos besoins, exprimer comment l’autre peut nous venir en aide pour que nous soyons mieux, exprimer notre état, notre ressenti. Dire CE QUI NOUS FERAIT DU BIEN. OUVRIR LE DIALOGUE.

« en ce moment je me sens malheureux, car j’ai le sentiment que les préoccupations extérieures prennent tout l’espace dans notre vie, qu’en penses-tu ? »

« J’aimerai donner le meilleur de moi-même dans votre entreprise, mais je me sens accablé par des tâches diverses qui ne me semble pas être en relation avec mon poste. J’aimerai avoir un échange avec vous afin de vous proposer quelques idées d’améliorations possibles. Est-ce envisageable ? »

« Nous avons passé une étape difficile, et j’ai affronté des évènements pénibles. Hélas tu étais toi aussi pris par de nombreux évènements, pouvons-nous en parler ? Penses-tu que nous puissions à l’avenir nous entraider ? ».

Je vous parle de Communication Non Violente. Et sans vous parler de formation ou autre, essayez déjà dans un premier temps d’avoir un langage positif et de parler de VOUS, et non de l’autre quand vous exprimez ce que vous avez besoin d’exprimer.

(Je vous mets en pièce jointe un mémo CNV).

  1. A présent redéfinissons l’art d’écouter.

 

Vous vous rappelez, je vous parlais plus haut de ces réponses de déni qui nous font devenir bourrique et nous apporte un sentiment profond de lassitude et de solitude quand elles sont trop entendues :

« tu fais des histoires pour rien »

« je vais pas lire ta lettre, c’est trop long »

« vous avez pris un arrêt maladie, ça va mieux maintenant, non ? »

« allez c’est parti on en a pour une heure ! »

« vous pensez pas que vous êtes assez payé pour ne pas venir dans mon bureau vous plaindre ? »

« c’était juste pour rire »

« oula la… t’es vraiment pénible »

« t’as pas d’humour ! »

« vous passez votre temps à vous plaindre, si vous ne vous plaisez plus ici, partez »,

Etc… etc…

J’ai oublié les levés de sourcils avec les yeux qui font du Yoga dans les orbites, ou les levés d’épaules… Langage non verbale, qui seront justifié d’un « tu interprètes tout » qui vous renverront encore dans votre niche, vous demandant « mais comment faire passer ce p*** de message qui pour moi est si important ??? » Vous plongeant dans le doute et dans une attitude d’attaque envers vous-mêmes… vous essayé de parler et toute tentative se fait ainsi rabrouer… Pire vous êtes jugés dans cette volonté d’échanges… Mais qui êtes-vous ? Vos besoins sont-ils justifiés ? (oui ils le sont) Méritez vous ce que vous demandez ? (oui) Et si en fait tout dépendait de vous ? (non, en relationnel, ça se joue à plusieurs, sinon, nous ne pouvons plus appeler ça du relationnel :-) )..........

Bon ok, ça arrive à tout le monde d’user de temps en temps de ces stratégies de communication fort peu sympathiques. C’est plus facile, ne demande aucun engagement, aucun changement, et pour l’ego c’est presque impeccable… Enfin… Sur le moment ! Car soyons clairs : L’autre n’a pas pu faire entendre sa voix. Il reviendra à la charge. Encore, et encore, jusqu’à ce que nous prenions la peine de l’écouter réellement et que nous fassions ce qui, au demeurant, devrait être naturel : lui donner de l’importance. Ou jusqu’au jour où vous remarquerez qu’il ne revient plus à la charge… Normal il n‘est plus à vos côtés :-/ Sig… - ben oui… ne pensez pas que l’autre vous est acquis quoi que vous fassiez… le relationnel est un échange 

Eh oui les amis, accepter d’entendre les besoins de l’autre est valider l’importance de ces besoins, cela nourrit donc la confiance qu’il a en lui, et vient attester de son importance à nos yeux. Ce n’est pas rien !!! C’est même, oui je vais jusque-là, la CLEF de la pérennité de la relation que vous avez ensemble. Savoir que l’on est écouté, entendu sans jugement, c’est nourrir la confiance que nous avons en l’autre et en nous mêmes. Cela nourrit le besoin d’appartenance ! Nous faisons bien partie d’un ensemble ou nous avons une place. Nous pouvons valider cette place puisque nous sommes ENTENDUS. Nous pouvons tomber les 4 fers en l’air, il/elle ne se moquera pas de nous et nous tendra la main.

C’est capital. C’est fondateur.

Du coup, ces réponses citées ci-dessus, vous le comprendrez bien, abîment explicitement la relation.

Le Jugement posé, s’il n’est pas étayé d’observations objectives, n’est pas constructif. Il blesse. Il attaque la confiance en l’autre. Il abîme votre relation.

Cela demande du courage d’accepter d’entendre les besoins de l’autre, du courage car il est parfois vrai que nous avons dérapé et omis de lui prêter toute l’attention qu’il mérite. Du courage car il est possible parfois que cela nous engage à devoir mettre en place des changements d’attitudes.

Si de temps en temps cela peut arriver, cela ne nous dédouane pas, nous nous en excuserons donc auprès de celui ou celle que nous avons blessé et ce dés la prise de conscience, sans attendre qu’il ou elle vienne à nouveau avec son problème. Cela lui fera rapidement du bien, le soulagera de la torture qu’est la question « suis-je important-e pour lui / elle ? » et nous évitera une charge de culpabilité désagréable. Tout le monde donc en sortira meilleur.

Nous lui proposerons de bien vouloir nous exprimer ce qu’elle souhaitait nous dire et saurons accueillir cela avec bienveillance et gratitude pour la confiance qu’elle nous accorde en nous faisant part de ce qu’elle a en elle. Car il lui a fallu du courage et de la confiance pour le faire. La lâcheté aurait été de disparaître sans rien dire, ne l’oublions pas. Elle nous offre une chance de nous améliorer, saisissons là, plutôt que de réagir avec notre ego et notre soif à rester vautré dans notre zone de confiance :)

Nous pourrons alors envisager dans ce relationnel des choix, des approches, des solutions, pour répondre aux besoins exprimés. Nous lui ferons part à notre tour de « ce que nous en pensons » (cf premier chapitre ;-) ). 

Nous serons évidemment conscients que notre parole nous engage, respectueux de la confiance qui vient de nous être offerte et nous éviterons de fausses promesses faites uniquement dans le but égoïste de s’acheter la paix (qui sera alors, là encore, que temporaire pour les raisons citées plus haut).

L’échange sera alors constructif et doux pour chacun. Il permettra une évolution positive et grandissante de la relation.

Pour celles et ceux pour qui les réponses citées ci-dessus sont habituelles, je vous invite à méditer sur le mal que vous faites. Non, que je sois une adepte de la flagellation, de la culpabilité, mais la culpabilité dans sa juste mesure est message de conscience, et lorsque la conscience parle, le changement est possible. Dans son juste milieu la culpabilité permet l’évolution, puisqu’elle est source de remise en question de Soi (dans son Juste Milieu j’insiste).

Demandez de l’aide, quelque chose en vous vous amène à une attitude égocentrée, si vous avez été jusque-là dans cette lecture, c’est qu’une part de vous est ouverte au reste du monde. Sans doute la part fondatrice de votre être, votre attitude est sans doute liée à un excès de protection, à des conditionnements ou encore à des schémas que vous mimez acquis d’un de vos parents ou autre et que vous avez validé quand vous étiez enfant pour certaines raisons. Un professionnel pourra vous aider à comprendre ce schéma et à en sortir.

Offrez vous la chance de voir les autres, d’apprendre d’eux, et de vous laisser découvrir tel que vous êtes. Quand l’escargot est dans sa coquille personne ne peut affirmer en conscience à quoi il ressemble et qui il est, car personne ne le voit. Pensez-y.

En conclusion : cessez de nier les besoins de l’autre, laissez vous aller à les accueillir… cela vous donnera aussi accès à vos propres besoins ; vous donnera une meilleure image de vous, et pourrait bien être libérateur. Offrir aux autres un peu de soi aide à construire notre rapport à nous-mêmes. Vous avez plus à gagner qu’à perdre :-)

Avec tout mon Amour :-) 

Claire.

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