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à toi l'homme au camion

Toi l’homme

 

Toi l’homme, oui toi,

Toi qui maîtrisé par ta colère

Toi qui maîtrisé par ta rage, ta jalousie

Toi qui a pris des vies au nom seul de la haine,

Oui toi, je te parle à toi

Ils te décortiquent, as-tu vu ?

Ils te cherchent des explications

Ils te cherchent une identité

Ils te cherche un rattachement…

Mais tu n’as rien…

Tu n’es rien… rien… si ce n’est un Homme brûlant de haine

Si ce n’est un homme brûlant de colère

As-tu cherché à nettoyer ton âme au nom d’un dieu ?

Je doute même que le mot âme ne fasse partie de ton vocabulaire

Ils cherchent un sens,

Je me permets de n’en donner qu’un : le sens de la haine, de l’inculture, de la sottise

Je te pense vide

Je te pense indigné,

Indigné de ta vie, indigné de tes attentes jamais accomplies, indigné de ne pas avoir reçu les privilèges que tu t’imaginais dû…

Comment puis-je m’avancer ainsi ?

Ton geste… le choix de ton jour…

Une fête nationale rapprochant les hommes dans un meme regard fraternel,

Les yeux vers le ciel,

L’esprit en détente…

C’est la République que tu as voulue attaqué, c’est la fête, c’est le bonheur

Mais finalement, te rends tu seulement compte que tu n’as fait que redonner un sens au mot fraternité dans le cœur de nombreuses personnes ?

Ta Haine va se transformer en Amour, en rapprochement…

Une extrême en appelle toujours une autre…

Seul un être dont la jalousie serait le maître irait vers le choix que tu as fait,

Tu n’avais rien à dire,

Tu n’avais rien à défendre,

Tu n’avais rien à combattre,

Tu étais seul dans ton camion,

Seul dans ta folie,

Seul avec toi-même… les autres ne t’importaient pas, ils ne t’ont jamais importé, c’est toi-même que tu as voulu tuer, c’est seulement toi que tu as voulu défendre, c’est ton existence toute puissante que tu as voulu prouver.

Tu aurais sans doute aimer que le monde se prosterne à tes pieds ?

Que feront ils de ton geste ?

Que feront ils de ton histoire ?

Tu as voulu exister, mais tu ne vas que plus encore disparaître

Personne ne saura jamais qui tu étais, car à présent ton être, tes choix, tout a été récupéré,

Tu appartiens à ceux qui vont te raconter.

Tu appartiens à ceux qui vont se justifier derrière ton acte,

Tu ne t’appartiens plus, c’est terminé…

Tu n’es plus le héro de ta légende, ta légende nous appartient, NOUS allons décider de ce que nous allons en faire.

Mon dieu, crois-tu que je sois en colère contre toi ?

Non, je te l’ai dit, ta légende m’appartient à moi aussi… Je vais aimer plus, et toi… toi tu n’es rien.

Ils disent que tu es un terroriste, es-tu un terroriste ? oui, quoi qu’il en soit, car tu as créé la terreur dans le cœur de personnes qui peut être ne connaissaient pas ce sentiment… alors oui, tu es un terroriste,

Mais tu n’es pas que ça… tu es l’homme qui à céder au fantasme haineux de tout détruire pour se venger, se venger de la vie qui j’en suis sure, tu l’as déjà dit, peut-être même plusieurs fois, « ne t’as jamais fait de cadeau » … mais tu sais… en vérité, je te le dis, tu n’avais juste pas regarder du bon côté.

Tu as accepté de t’enliser, tu as accepté de céder à tes pulsions, tu as accepté d’incarner un monstre.

Oh oui je sais tout cela t’es bien égal n’est-ce pas ?

Tu penses avoir démontrer ta supériorité ?

Tu n’as rien démontré si ce n’est ta faiblesse… personne ne te l’as jamais dit sans doute, mais au final le vrai courage est de savoir maîtriser ses émotions et toujours toujours chercher dans la vase la racine de Lotus.

Tu as pris la vie d’enfants… des enfants petits, des enfants adultes, des enfants de la vie,

Je ne te demanderai pas pourquoi… tu ne pourrais pas me répondre… tu roulais dans ton camion, assoiffé des pires sentiments, esclave de tes émotions, tu ne saurais expliquer ton geste quand bien même tu en ai la possibilité physique.

Mais tu sais, je ne te hais pas, non, je ne te hais pas… je pense que tu es un symptôme. Tu fais partie des symptômes… en te collant des étiquettes, ils vont te justifier et se cacher de leurs responsabilités… se cacher de l’échec de notre fonctionnement, de l’échec de notre « évolution », mais tu vois, ce que je lis de ton acte est un acte de désespoir…

Combien de désespérés vont suivre ton exemple ?

Combien de « comme toi » nourrissent ce même fantasme ?

Combien finiront par passer à l’acte ?

Oui c’est pour ça que j’écris… pour cette question unique qui se pose en moi depuis quelques temps.

Un homme ce matin a tenté d’expliquer ton acte et ceux de d’autres agissant comme toi… des personnes qui « se sentent rejetés »… « rejetés »… parfois c’est nous-mêmes qui nous rejetons et non les autres… c’est notre comportement auto destructeur qui invite au rejet des autres et non l’inverse… à force de bercer l’humain dans un statut de victime, il se berce d’illusion…  « si la société ne veut pas de moi, alors je l’emmène avec moi dans ma mort »… je n’entends que ça de ton geste, si égoïste et si lâche, et à la fois si symptomatique d’un monde malade.

Tu as emmené avec toi dans ce camion toutes tes frustrations, tu as été monstrueux et te voici utilisé de tout côté… même ta mort tu l’as loupée… ton âme appartient à ceux que tu voulais « punir ».

 Je ne te rappellerai pas combien de vie tu as gâchée, combien de familles tu as détruites, je ne te dirais pas que dans les victimes il y avait peut-être la personne qui un jour t’aurais tendue la main… qui t’aurait aimé… non, je ne te dirais pas tout ça… tu reçois déjà trop de gloire, trop d’attention alors que j’en suis certaine, dans ton camion, ce n’était pas des hommes, des femmes, des enfants, des animaux que tu voyais, mais simplement des ennemis personnel, des gens qui avaient ce que tu n’avais pas… ce que tu croyais ne pas avoir…

Ils font croire que pour les gens comme toi nos vies ont de l’intérêt… que vous voulez en sacrifiant un certains nombres d’entre nous, nous convaincre de quelque chose… mais justement, non. Tu étais un narcissique épris de toi-même… tu n’as fait ça que pour toi… quand bien même arriveront-ils à te rattacher à un groupe, celui qu’ils veulent, tu étais seul… tout seul au volant de ton camion.

Tu avais le choix… le choix d’être un Homme ou de n’être qu’un vase remplis d’amertume.

Le choix d’être faible et de céder à tes monstrueux fantasmes de revanche.

Nous nous avons le choix de ce que nous ferons de tout ça, et moi je te le dis, je ne vais aimer que plus fort, je ne vais que positiver plus encore, je ne vais que prendre encore plus soins de ceux que j’aime, de ceux qui se confient à moi, c’est ça que je vais faire de ton acte… Oh non je n’avais pas besoin de toi pour ça… tu n’as pas ça non plus, mais ceux que tu as écrasé dans ton délire de supériorité eux ont besoin de ça… de l’Amour. De l’écoute. De l’Attention.

Nous n’agirons pas contre toi.

Mais POUR ceux que tu as offensé.

Claire. 

 

Bougie amour

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