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Blog - Ateliers d'écriture

Les peaux d'oignon

Si une chose peut devenir réelle, c’est bien la vérité. Drôle de chose pourtant que cette dite vérité…

Je médite depuis que j’ai 8 ans. C’est fou quand on y pense. Pourtant, depuis 2014, je suis speed… vraiment speed. J’ai délaissé la méditation petit à petit. Mais pourquoi ? J’ai trouvé milles excuses : « pas le temps », « pas l’envie », « je sors de méditation en stress », « quelque chose de sombre me hante ». .. de toutes mes excuses, ces deux-là sont les plus vraies.

Oui, méditer me mettait chaque fois dans un mal être, voir une agressivité étrange. Je n’en parlais pas ou si peu. Quelle chose étrange que l’outil si synonyme de bien-être me mette dans cet état ? Pouvait il y avoir au monde quelque chose de plus incohérent ?

Depuis 2014, mon corps et moi sommes devenus étrangers. Oh, jamais complétement, juste assez pour que celui-ci créé un, puis deux, puis trois lipomes. Juste assez pour que mon cœur se mette à s’emballer pour un oui, pour un non. Que des douleurs me réveillent la nuit. Oui, juste assez pour que je sois en colère contre lui de se manifester ainsi.

Cela dit, à bien y réfléchir, quoi de plus logique ? L’indifférence est bien la pire chose qui puisse exister, alors qu’il provoque ma colère lui permettait au moins de recevoir une note d’intérêt.

J’ai fini par beuguer… trous de mémoire, problèmes de concentration, altération de mes jugements dés que mes liens affectifs étaient concernés.

Jusqu’à cette nuit, j’avoue que je ne savais pas trop, ni ne cherchait la nature source du problème… Ou plutôt la base, le centre. Il faut dire que depuis 2014 les choses à « gérer » se sont accumulées… Reprise de ma liberté et de celle de mes enfants après une relation paradoxale au combien perturbante avec un pervers narcissique qui fait largement honneur au terme, puis Amour, Mariage et en toile de fonds un nombre de choses pas toujours amusantes à régler, qui me donnent parfois l’impression qu’il s’est passé 15 ans en 5 ans.

Alors voilà, j’ai planté comme un ordinateur dont la mémoire est saturée… Pas d’autres choix que d’appuyer sur le bouton veille et laisser tout ça se trier tout seul. L’arrêt maladie devenu obligatoire, le repos absolu vital.

Mon métier est pour moi le plus beau métier du monde, il m’offre l’opportunité de donner du sens à mon empathie, à mes intuitions, visions, à ma capacité d’analyse, et le bonheur humain me passionne. Quand je suis au cabinet, rien d’autres n’existe que celle ou celui qui est avec moi. Toute mon énergie lui est offerte pour l’aider. Mes compétences mises à son profit pour l’accompagner. Ce métier que je fais fait sens pour moi. Il est plus que mon « faire », il est une grande partie de mon « être ».

Mais ce bug ci a pour la première fois réussi à s’insinuer y compris en cabinet… Il ne pouvait être autrement pour moi que de m’arrêter le temps que cela passe, ceci afin de ne pas nuire à mes patients. L’objectivité et la concentration étant obligatoire pour que mon accompagnement soit optimal.

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Le Destin d'une mouette

Consigne

Présente-toi ; Raconte l'après midi d'une mouette. 

Tu peux librement tout à la fois raconter l'après midi d'une mouette et te présenter, Tu peux aussi dissocier les deux thématiques. 

Tu as le droit de devenir la mouette, faire de cette mouette un héro, .... 

Soit créatif, libre. 

 

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"la Prommesses de l'Aube" Romain Gary

"Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte la-dessus. On regarde, on espère, on attend.

Avec l'Amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est ensuite obligé de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu'une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son coeur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus. Jamais plus. Jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'Amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passés à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous les côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'Amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine." ( P.38)


"Rien, dans son aspect un peu las, dans ses manières de parfait homme du monde, ne laissait deviner le petit garçon en culotte courtes qu'il cachait en lui, enfoui sous les sables du temps ; il en est souvent des apparences de maturité comme des autres façon de s'habiller, et l'âge, à cet égard, est le plus adroit des tailleurs. Mais je venais d'avoir 17 ans et je ne savais encore rien de moi-même ; j'étais donc loin de soupçonner qu'il arrive aux hommes de traverser la vie, d'occuper des postes importants et de mourir sans jamais parvenir à se débarasser de l'enfant tapi dans l'ombre, assoiffé d'attention, attendant jusqu'à la dernière ride une main douce qui caresserait sa tête et une voix qui murmurerait : "Oui, mon chéri, oui. Maman t'aime toujours comme personne d'autre n'a jamais su t'aimer " (P.179)


La Promesse de l'Aube. Romain Gary