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Blog - Ateliers d'écriture

Namasté à chacun

Namasté

Namasté à chacun. Aujourd’hui le sujet de mon article sera le respect 

as signifie je       -          té signifie toi

 

Namasté signifie donc « je m’incline devant toi ».

En utilisant ce mot Namasté, il s’agit donc d’exprimer la reconnaissance de l’autre comme étant soi.

Ainsi Namasté, permet notamment à l’enseignant en yoga, en Reiki ou autre et à son élève de mettre en commun leurs énergies et de se connecter, de façon intemporelle.

Le geste Namasté est donc profond et exprime véritablement beaucoup de choses à l’autre mais aussi à celui qui l’exprime dans le rapport qu’il a aux autres : c’est le signe de reconnaissance d’une âme envers une autre âme. Il s’agit donc là d’une marque de respect vraiment profonde.

Ce qui est en fait une introduction idéale à cet article :-)

Dans la culture et la religion du sud de l’Asie, ce terme fait partie du quotidien des hindous, des bouddhistes et plus généralement des peuples qui ont assimilé dans leurs rituels d’accueil ce mot empreint de symbolisme qui inclue aussi l’acte universel du remerciement.

Namasté vise à reconnaître l’autre comme une petite partie de nous-même, et à le respecter. Le mot est symbolisé par des geste de jonction des deux mains. Le geste remplace le la prononciation du mot. Il serait redondant de faire les deux.

En faisant ce geste, nous indiquons à l’autre personne qu’il n’y a aucune différence entre les deux, et que nous sommes les mêmes.

En Hindouisme, la main droite représente la divinité, sur le plan spirituel, alors que la main gauche représente le terrestre :

  • En faisant le geste Namasté, nous remercions l’autre personne et nous lui sommes reconnaissants de l’acte qu’il vient d’accomplir.
  • Nous sommes également reconnaissante envers nous-même, car nous avons créé une union mutuelle.
  • Nous formons donc tous deux un Tout où nous nous reconnaissons mutuellement.

Par exemple, si j’aide un proche à solutionner son problème et qu’il me remercie, nous ressortons tous les deux enrichis de cette expérience : lui pour avoir résolu son problème et moi pour avoir accompli cet acte de noblesse. L’altruisme réciproque que nous abordons en communication en conscience se voit en cet exemple illustré.

Si nous approfondissons, le terme et le geste Namasté sont le symbole d’une croyance : celle qu’il existe une lumière divine en chacun de nous, qui est située au plus profond de notre cœur.  Cette idée vient du fait que dans la culture Sanskrit, chacun d’entre nous forme en réalité un tout, en union avec l’univers. Nous retrouvons cette idée dans nos religions contemporaines exprimées d’une manière différente (Un vase d’argile remplit d’un souffle de Lumière par exemple.).

Le principe du Namasté est donc de se libérer des chaînes de l’ego. Si le geste est fait avec le cœur, en laissant l’esprit s’abandonner, une union profonde peut naître entre les âmes.

Pour pratiquer le Namasté, nous associons le geste à une pensée profonde, tout en libérant son esprit :

  • Joignez les paumes de main devant le cœur, c’est-à-dire le chakra du cœur
  • Fermez les yeux
  • Inclinez la tête

Ce geste a donc une signification splendide : nous joignons les mains devant le chakra du cœur pour que l’amour divin circule davantage en nous. Le fait d’incliner la tête et de fermer les yeux aide ainsi l’esprit à s’abandonner au Divin qui se trouve dans notre cœur.

Se saluer, se dire bonjour, aurevoir, s’il vous plaît, merci, présenter ses excuses devant nos torts, etc… tous ces actes posent entre nous le respect.

Ce sera donc mon moment de transition :-) 

Il est de plus en plus fréquent de rencontrer des personnes qui ont oublié le sens profond de l’action de respect, cette action définissant par elle-même notre statut « d’êtres civilisés » et venant la valider.

Faisons un tour sur Wikipédia afin de considérer ensemble la définition de ce mot :

« Le respect (du latin respicere signifiant « regarder en arrière ») évoque l'aptitude à considérer ce qui a été énoncé et admis dans le passé, et d'en tirer les conséquences dans le présent. Il peut ainsi être question du respect d'une promesse, du respect d'un contrat ou du respect des règles d'un jeu. Dans ces exemples, le respect évoque l'aptitude à se remémorer le moment dans lequel un être humain s'est engagé, respectivement, à tenir sa promesse, à satisfaire aux conditions du contrat, ou à se conformer aux règles du jeu.

Le respect, appliqué à un être humain, prend un sens plus proche de l'estime, et s'appuie sur l'aptitude à se remémorer les actes auparavant accomplis par ce même être humain, lorsque ceux-ci sont dignes d'être reconnus. Le respect ne doit pas être confondu avec la tolérance, car celle-ci n'a pas les mêmes motifs, et contrairement au respect, elle n'est pas incompatible avec le mépris. »

Voici qui est intéressant, voir passionnant… Le respect est donc l’aptitude à se souvenir de nos engagements moraux ou non passés par le passé (quand bien-même le passé eut 10 minutes, 10 ans ou 100 ans. La notion de durée étant absente.

Qu’en pensez-vous ?

 

 

Texte de Kant (éthique du « devoir »).

« Le respect s'applique toujours uniquement aux personnes, jamais aux choses. Les choses peuvent exciter en nous de l'inclination et même de l'amour, si ce sont des animaux (par exemple des chevaux, des chiens, etc.), ou aussi de la crainte, comme la mer, un volcan, une bête féroce, mais jamais du respect. Une chose qui se rapproche beaucoup de ce sentiment, c'est l'admiration et l'admiration comme affection, c'est-à-dire l'étonnement, peut aussi s'appliquer aux choses, aux montagnes qui se perdent dans les nues, à la grandeur, à la multitude et à l'éloignement des corps célestes, à la force et à l'agilité de certains animaux, etc. Mais tout cela n'est point du respect. Un homme peut être aussi pour moi un objet d'amour, de crainte ou d'une admiration qui peut même aller jusqu'à l'étonnement et cependant n'être pas pour cela un objet de respect. Son humeur badine1, son courage et sa force, la puissance qu'il a d'après son rang parmi ses semblables, peuvent m'inspirer des sentiments de ce genre, mais il manque toujours encore le respect intérieur à son égard. Fontenelle dit : Devant un grand seigneur, je m'incline, mais mon esprit ne s'incline pas. Je puis ajouter : Devant un homme de condition inférieure, roturière et commune, en qui je perçois une droiture de caractère portée à un degré que je ne me reconnais pas à moi-même, mon esprit s'incline, que je le veuille ou non, et si haut que j'élève la tête pour ne pas lui laisser oublier ma supériorité. »                                                     

Emmanuel Kant, Critique de la raison pratique.

Je me suis intéressé au respect car cette notion est malheureusement galvaudée depuis des années

Définition et objets du respect :

Le respect du latin respectus : égard ou considération que nous avons pour quelqu’un ou quelque chose, concerne des réalités qui nous apparaissent comme vraies. Ce dont la réalité, qui existe en dehors de nous, importe pour soi et est peut-être perçue différemment par les autres nous l’appelons vrai : le vrai étant le rapport de notre pensée avec la réalité.

Que respectons-nous ? Nous pouvons répondre d’emblée : «ce qui a de la valeur pour nous». Par l’usage du terme respect nous sommes confrontés à une pluralité d’objets à respecter : d’abord et en priorité soi-même, non le respect de sa propre personne mais le respect de l’humanité en soi et l’estime de soi rend capable de respecter les autres dans le cadre d’une égalité ou dans celui d’une hiérarchie : ainsi nous respectons nos parents, nos frères, nos amis, nos collègues, une autorité, des supérieurs mais également des choses culturelles : des coutumes, des règles, des rites, des lois ou des principes, des traditions, les opinions et les croyances de chacun et enfin des choses naturelles, les lieux publics, l’environnement, la nature, la vie, etc.

En cela nous ne dirons pas avec Kant que le «respect s’applique uniquement aux personnes, jamais aux choses».

Je me suis attaché au respect des personnes et à ce titre on confond trop souvent le respect de la personne en soi avec le respect de son attitude, de ses idées ou de ses actes. Or si le premier est une obligation morale, l’autre non : les opinions et les comportements intolérables doivent être traités par le mépris : racisme, sexisme, fanatisme, veulerie, tromperie, égoïsme, violence car si le respect marque notre reconnaissance d’une incontestable valeur d’autrui, la conduite de certaines personnes mérite indubitablement notre mépris. Il faut donc distinguer dans le respect lui-même une généralité abstraite qui est un devoir majeur : le respect de l’humanité en la personne et le respect particulier concret qui est un sentiment que nous ressentons envers certains êtres humains : ceux qui par leurs vertus suscitent notre reconnaissance (c’est à dire que l’on se reconnaît en eux).

 Le respect en tant que devoir ?

Nous venons de voir que le respect a toujours le vrai comme objet, et le paradigme en est évidemment l’être humain, dont la dignité est irréductible à toute réalité bonne ou mauvaise. Nous devrions distinguer d’abord en la personne son essence, sa valeur absolue en tant qu’être humain au-delà des contingences particulières qui la caractérisent, son existence et ce qu’il en fait important peu.

Le manque de respect envers quelqu’un quel qu’il soit ne peut que susciter l’indignation, le sentiment de l’inacceptable. Le respect est donc un devoir : respecter tous les êtres humains, y compris ceux que leurs actes rendent indignes même le pire criminel est un impératif catégorique. Ce que nous devons respecter en eux c’est "la valeur universelle de l’humanité traitée comme une fin et jamais comme un moyen" (Kant) incarnée dans leur être.

Le respect en tant qu’action d’évolution ?

Platon faisant récit des discours de Socrate prévient que la seconde vague du discours de Socrate sera une vraie déferlante. La voici : « Les femmes de nos gardiens seront communes et le père ne connaîtra pas son fils, ni le fils son père »

La conséquence bénéfique pour l’unité de la Cité est la suivante : « Tout citoyen, en tous ceux qu’il rencontre, croira voir un frère ou une sœur, un père ou une mère, un fils ou une fille, ou des descendants ou des aïeux de tous ces parents », et donc il adoptera la conduite qui répond à ces noms. Ainsi, tous penseront avoir le même intérêt ; les procès mutuels disparaîtront, ainsi que les coups et blessures : « Un jeune n’osera pas faire violence ni frapper un homme âgé, le respect l’empêchant de toucher à quelqu’un qui peut être son père ».

Qui avons-nous naturellement tendance à respecter ?

Evidemment celui qui nous ressemble, qui a les mêmes valeurs, or est-ce que cette reconnaissance du semblable relève d’une évidence sensible ?

 Est-ce qu’autrui ne peut être rigoureusement semblable à moi que sur un plan formel ou est-ce que mes goûts, mon opinion, mes convictions religieuses, mon appartenance culturelle peuvent donner lieu à une similitude ? Nous constatons que la reconnaissance du semblable est d’ordre empirique et renvoie à une identité d’ordre psychologique, idéologique ou culturelle.

En conséquence nous avons plutôt tendance à poser une ressemblance marquée par la particularité : autrui est mon semblable en fonction de mes particularités. Cette tendance naturelle qui nous amène à respecter d’abord ceux qui nous ressemblent est pernicieuse.

Elle est à l’origine du racisme, de l’ethnocentrisme et de toute autre forme d’intolérance.

Ceci s’est confirmé de tout temps avec souvent des conséquences dramatiques : pensons au mépris de Grecs pour les Barbares, de l’aristocratie de l’Ancien Régime pour le Tiers Etat, au régime hindouiste des castes et au mépris pour les intouchables, à l’apartheid en Afrique du Sud, au mépris des religions pour les infidèles, à l’homo phobie, au mépris de ceux qui gagnent beaucoup pour ceux qui gagnent peu etc. Ne faut-il pas poser que le respect devrait plutôt à l’égard d’autrui se concentrer sur les différences ? Mais toutes les différences ne doivent pas forcément être respectées si l’on songe au fascisme qui méprise les races qu’il prétend inférieures ou aux cultures qui déclarent l’infériorité de la femme.

C’est alors la tolérance qui prend le pas sur le respect dans le cadre du respect des différences. Le fasciste ou le raciste dans une société démocratique par exemple font valoir la tolérance d’une façon cynique en affirmant que toutes les opinions se valent : en conséquence l’opinion qui déclare que toutes celles qui lui sont différentes sont inférieures n’a pas moins droit de cité que les autres.

Le respect de la différence ne s’expose-t-il alors à tolérer l’intolérable alors qu’il pensait- au moins parvenir à instaurer une tolérance des différences ?

Il faut donc faire la distinction entre une tolérance complaisante et une tolérance dynamique : la première se caractérisant par la possibilité de « vivre à côté» et la seconde de «vivre avec».

A la réflexion il apparaît que nous devons nous obliger à respecter autant notre semblable que notre dissemblable.  "Aimez-vous les uns les autres" prescrivent les religions, facile à dire, mais si nous avons des obligations, en particulier de respect à l’égard d’autrui quel qu’il soit, il y a très peu de personnes que nous pouvons aimer. L’amour est un sentiment singularisant et ne se décrète pas.

«Respectez-vous les uns les autres» serait un précepte plus facile à suivre car le respect est universalisant et un devoir qui s’impose par la raison.

Le respect en tant que sentiment

Le respect relève d’une attitude morale et subjective qui consiste à prendre en considération dans la détermination de nos actions autre chose que nos désirs.

Le respect dans ce cas est le sentiment qu’il y a des personnes ou des choses qui ont autant ou peut-être plus de valeur que nos désirs si bien que nous devons limiter ceux-ci pour faire droit à ceux-la. En limitant nos désirs nous élargissons le champ de la valeur qui ne se limite plus à notre individualité. Nous limitons notre désir par respect du désir d’autrui. C’est pourquoi le respect en tant que sentiment est complexe car l’intérêt individuel fait place à un intérêt pour autrui. En outre il ne faut pas sous-estimer le fait que le respect parce qu’il nous amène à nous limiter n’est pas quelque chose à quoi nous consentons facilement, c’est à dire sans effort ou par inclination. La diversité morale des humains est infinie : observez les gens et réfléchissez à l’impression qu’ils font sur votre sensibilité en fonction de votre jugement moral. Vous reconnaîtrez parfois des êtres sublimes qui forcent le respect, qui semblent capables de donner leur vie par amour ou s’être appropriés l’impératif de "vivre dans la vérité" ou plus simplement des gens qui ne semblent pas prêts à faire n’importe quoi pour obtenir ce qu’ils convoitent, mais vous pouvez aussi rencontrer des individus qui ne se distinguent les uns des autres que par des degrés différents dans l’abjection. Nous pouvons les classer arbitrairement en deux catégories qui sont deux modalités du mal (notion relative mais que nous pouvons nous accorder à définir par : ce qui tend à détruire ou nier la vie). Les abjects qui sont prêts à n’importe quoi, et les sordides qui ont décidé que la vie n’était que trivialité et devait être trivialement assumée. Tous ces gens ne peuvent qu’inspirer du mépris et ne donnent assurément pas le sentiment de la dignité humaine bien qu’ils soient, comme tous les autres humains, des représentants de l’humanité. Mais si nous devons les respecter en tant qu’êtres humains, nous devons être intolérants envers leurs idées et leur comportement. Cette division en deux catégories pourrait être affinée mais est suffisamment opératoire pour montrer que le principe du mal est toujours au service de l’intérêt, selon qu’il est porté à son accomplissement qui est le basculement dans la jouissance pour les abjects ou selon qu’il ne souffre aucune limitation pour les sordides.

Savoir que le principe du mal est toujours au service de l’intérêt est décisif notamment quand nous pensons à l’impossibilité de vouloir le mal pour le mal à moins d’être diabolique (ce que l’homme n’est pas dit Kant) corrélée à la possibilité d’être quelqu’un de mauvais. Et être mauvais nous en avons tous l’expérience : elle est le plus souvent celle de l’abjection car l’expérience du sordide est plus subtile parce qu’elle se double de la bonne conscience se déniant elle-même comme expérience du mal. De sorte qu’il faut opposer l’abjection non pas au sordide mais à l’ignominie : position de celui qui atteste par sa conduite que la question d’honneur humain n’a pas de sens. On pourrait nommer cet honneur propre à l’humain, (être de dignité dont la réalité ne compte dès lors pas) : service de la vérité par opposition au service de l’intérêt.

Ces gens quand on les considère dans leur sensibilité sont aussi des gens qui respectent : le pire des criminels, s’il ne respecte pas la dignité de ses victimes, respecte la force ou la puissance sociale. Ce en quoi il est bien abject (Qui mérite le mépris, inspire un dégoût moral.) ! car l’abjection n’est pas le fait d’être criminel qui est plutôt une misère morale et spirituelle, c’est d’être criminel dans un a priori qui est celui du respect. Reste que les gens mauvais, (et tous les méchants le sont), ne sont pas tous méchants (les égoïstes par exemple) et sont sensibles aux arguments économiques mais pas aux arguments moraux. Cette sensibilité peut être réfléchie par une maxime dont le paradoxe est qu’elle soit formellement la maxime de l’éthique selon Lacan : «ne pas céder » (le désir).

Car tel est l’enjeu quand on pose le problème en termes de morale : a-t-on été complaisant à l’encontre du statut moral qui nous définit d’être sujet de notre propre vie ?

Les abjects et les sordides (Qui est bassement intéressé et mesquin.) sont bien des personnes qui ont décidé qu’il fallait céder sur ce statut. Les abjects sont prêts à faire n’importe quoi pour satisfaire leur intérêt et pour les sordides, c’est leur appréciation du sérieux des choses qui les incite à ne jamais rien décider. Mais que ce soient l’intérêt ou le sérieux des choses les motivent, c’est une décision et par conséquent un acte ! Et là ils ne cèdent pas. Impossible de les convaincre que la notion de dignité a une réalité : c’est à dire qu’elle interdit une existence abjecte ou sordide.

On peut conclure que si tout homme doit formellement être respecté, il n’est pas toujours respectable mais qu’ainsi, limité sur le plan de la rencontre avec autrui, le respect ne peut pas nous apparaître exorbitant en son exigence universelle et on doit reconnaître son caractère idéalement nécessaire à nous rendre plus heureux dans nos rapports avec les autres et avec nous-mêmes.

Finissons sur un Namasté chargé de respect envers chacun de vous _/\_

J'attends vos réponses, vos suggestions, vos inspirations.......

 

Conclusion

 Intelligence amoureuse Conclusion

Il nous est raconter bien des choses sur le couple (cf : intox et info), le développement personnel lui-même oublie parfois la notion de développement inter-personnel, nous sommes pourtant bien des animaux de meutes, des êtres sociaux si vous préférez.

Nous sommes câblés en ce sens, la voie de la fuite est parfois le refus de l’obstacle sur des prétextes egocentré* : « si tu ne m’apportes pas ce que je veux, c’est donc que tu n’es pas le bon »… Raccourci faisant fi de tout ce qu'il y a de beau et grand dans ce que représente l'aventure amoureuse. A présent, rappelez-vous… rappelez-vous ce qui vous a amené à devenir amoureux de cet autre. Je vous propose même d'en faites une liste, d'inviter votre partenaire à le faire aussi, puis à échanger vos listes... 

Votre cœur dans vos débuts à reconnu en lui, en elle son potentiel, son être profond. C’est vrai hélas, que le temps passant, ses blessures l’ont amené à reprendre le masque social choisit dans l’enfance, reprendre les comportements que son enfant intérieur à défini comme étant ceux qui le protégeait, vous aussi...

Mais au début de votre histoire, vous, vous avez vu son potentiel. Et lui, elle, a vu votre potentiel. L’Amour ainsi est né. Cette aventure vous donne l’occasion de vous entraider à dépasser vos vieux schémas.

Votre histoire d’Amour est une co-création. Une entraide à devenir chacun soi-même.

Nos quatre cavaliers de l’Apocalypse sont des mécanismes de défense tout à fait humains, mais ils n’ont pas leur place dans un couple qui se veut heureux à long terme. Bien souvent, l’un, par amour et bonne foi pour améliorer la relation, veut aborder un sujet « litigieux » en disant quelque chose comme « Il faudrait que l’on se parle ! ». L’autre, à tort ou à raison, perçoit comme une « attaque » : son rythme cardiaque augmente de 10 à 20 battements à la minute, sa pression artérielle fait un bon, son corps sécrète de la vasopressine* ; il est en état d’alerte : combat ou fuite. 

Mais c’est lorsqu’il fuit, lorsqu’il met fin à la discussion en s’enfermant dans le silence ou en sortant de la pièce que le rythme cardiaque du premier augmente de 10 à 20 battements à la minute, que sa pression artérielle fait un bond et que son corps sécrète du cortisol, l’hormone du stress ; la personne se sent rejetée, abandonnée, peu ou pas importante pour son partenaire.

La fuite et le silence aident celui qui est parti à faire baisser sa réaction physiologique, (il faut en moyenne 20 minutes sans stimulation au cerveau pour se libérer des hormones de vasopressine) mais l’absence et le sentiment de rejet augmentent celles de celui qui demandait l’échange. L’un cherche à maintenir la relation pour se sécuriser alors que l’autre veut s’échapper de la situation pour faire baisser son stress. Un cercle vicieux dont les deux protagonistes sont totalement inconscients et qui, inexorablement, hypothèquent l’amour et altèrent la communication et l’admiration réciproque.

Les couples heureux ont réussi à contenir ces quatre cavaliers de l’Apocalypse et mettent en pratique les merveilleuses paroles de David Lake : « Si tu traitais tes amis comme tu traites ton partenaire, ils ne te parleraient plus. Mais si tu traites ton partenaire comme un ami, quel bonheur vous allez connaître. »

Lorsque vous sentez venir en vous un jugement, une réaction vous mettant mal à l’aise, remplacez là par une curiosité saine envers votre partenaire. L’information passera alors de votre cerveau à votre cœur, vous vous en sentirez grandit, votre partenaire aussi.

Nous portons tous en nous des psychatrices*, notre couple nous offre la possibilité de les dépasser, de nous nourrir l’un l’autre afin de devenir chacun une meilleure version de nous-mêmes.

Ideogramme crise

 

La dérobade

 

Evitement

La dérobade

« Ceux qui traitent la dérobade de lâcheté ne devaient pas reprocher à Abel de ne pas s’être enfui devant la provocation de Caïn, mais bien de n’avoir pas su se préparer à de tels affrontements ». — (Richard Goulet, La philosophie de Moïse: essai de reconstitution d’un commentaire philosophique préphilonien du Pentateuque, 1987)

 

Ce cavalier de malheur arrive à la suite de longues périodes de disputes. Nous connaissons tous des couples où l’un des deux partenaires s’est emmuré dans le silence. Plutôt que de confronter son / sa partenaire, il fuit le combat et se retranche dans une attitude de « Cause toujours mon lapin… ». Ce qui n’aura malheureusement que le seul résultat d’exaspérer son/sa partenaire ayant pour impression de parler pour rien ou dans le vide, et lui donnant une raison supplémentaire de critiquer.

Il / elle s’enferme parce qu’elle/il critique, il/elle critique parce qu’il/elle s’enferme. Cercle vicieux imparable. Beaucoup de couples rendus à ce stade ne se regardent même plus lorsqu’ils sont ensemble. La colère, les doutes, les peurs, et autres émotions peu réjouissantes créent un mur entre eux donnant matière à un air lourd et une souffrance assourdissante pour qui les côtoiera. Prenons ensemble quelques secondes ici pour penser aux enfants partageant les retombées de tout ceci. (…).

L’attitude de dérobade se matérialise dans de nombreux actes :

  • Madame travaille jusqu’à « disparaître » de la vie du foyer.
  • Monsieur se trouve milles occupations extérieures et réponds à toutes demandes de services de l’entourage.
  • Madame fait la sieste… beaucoup… beaucoup…
  • Monsieur s’est soudain trouvé une passion pour les petites coccinelles.
  • Madame collectionne les vieilles choses qu’elles amoncellent dans son jardin comme cherchant la trace d’un souvenir du bonheur perdu.
  • Monsieur va arroser la pelouse à 4 heures du matin, pour ne s’arrêter d’œuvrer en extérieur qu’à l’heure du repas.
  • Madame ou monsieur prend un amant, une maitresse avec qui il / elle ne construira rien, restant au combien amoureux de sa / son partenaire, mais cherchant à l’extérieur ce qui lui manque.
  • Madame et Monsieur sur de mauvaises excuses seront complices dans la dérobade et trouveront un nouveau pôle d’attention à travers un grand projet : rénover une maison ? Faire un enfant ? adopter un chien ? et que sais je encore…
  • Demande de séparation / divorce. « Je t’Aime mais tu vois bien que ça ne fonctionne plus ».

Ne faisons pas de raccourcis ridicules. Ce que je cite ici comme exemple n’est pas la définition du « Oh mon dieu, mon couple explose », et ce n’est pas parce que nous nourrissons le désir d’adopter un chien ou de rénover une maison que les 4 cavaliers de l’apocalypse sont invités chez nous. Cette idée serait pervertir de nombreux magnifiques projets.

Une demande de séparation / divorce est parfois légitime, sur ce point particulièrement c’est bien à vous de faire la part des choses.

Gardons simplement à l’idée que parfois ces exemples ci sont une résultante de la venue des 3 premiers cavaliers et une tentative de dérobade à ce qui devrait être mis en place : La COMMUNICATION.

Lorsque ce type de comportement se manifeste chez vous, ou chez votre partenaire, qu’il est nouveau et non inhérent à vos passions, à votre être, à vos besoins liés à qui vous êtes, prenez le temps de l’introspection… prenez le temps du dialogue.

  • Comprenons bien que prendre un amant ne résoudra rien et signera sans aucun doute le terme de votre histoire à deux.
  • Qu’adopter un chien créera une complicité première mais une fois la magie du toutou passée, il sera bien nécessaire de se parler… d’autant que toutou peut aussi avoir besoin d’un temps d’adaptation à sa nouvelle famille et durant ce temps devenir lui-même une source de conflit…
  • Se lever à 4 heures du matin afin d’arroser la pelouse pourrait être légitime dans les périodes de restriction d’eau… mais bon… il est des plus probables que votre partenaire se sente abandonné(e) en se réveillant seul (e) trop souvent et finisse par se sentir « célibataire » et non « en couple »…
  • La collection de vieilles choses va envahir l’espace, créera de l’oppression, ce qui de fait ne permettra pas de relancer le dialogue.
  • Etc… …
  • Vous vous apprêtez à prendre un chien, vous avez fait ce choix tout les deux et en pleine tempête ? il viendra combler votre besoin affectif et devrait avoir pour rôle d’être le pont entre vous deux, « le commun ». Projetez-vous, et si vous et votre partenaire passiez plus de temps ensemble, si votre entente était agréable, aimeriez vous toujours adopter ce chien vous qui n’en avez peut-être jamais eu ? Comprenez bien que ce chien adopté de cette manière, risque de devenir le support de vos conflits ensuite…

Oui, il est parfois légitime de choisir la séparation, lorsque les mots ou les actes sont devenus impardonnables, que l’amour n’y est plus, ou que tout simplement, les divergences de valeurs sont trop importantes pour que la relation soit harmonieuse et épanouissante.

Mais parfois, cette dérobade ne sera pas légitime et ce qui aurait pu être vu comme un obstacle, une épreuve à dépasser ensemble, une occasion de se rencontrer à nouveau, de faire connaissance plus en profondeur sera fuit et condamnera un couple qui pourtant avait tout pour se réaliser, s’entraider, se motoriser… et surtout… avait l’Amour.

Notre société de consommation encourage à la dérobade, malheureusement les courants axés sur le développement personnel ont à l’insu de leurs volonté première tendance à encourager cela aussi : « je dois être bien, tout ce qui peut m’en empêcher doit être exclu », encourageant ainsi une conversation avec soi-même seul et non une conversation avec soi et les autres.

Nous savons tous pourtant que l’humanité évolue dans une dynamique d’ensemble. Nous apprenons sans cesse de l’autre.

Lorsque ce cavalier arrive, demandez de l’aide, parfois une seule consultation sera suffisante pour recréer une dynamique d’écoute… parfois il en faudra plusieurs… voir un aidant n’est pas synonyme d’échec, mais d’envie d’avancer. Cet aidant portant vos projections pour quelques instants, aidant le lien à se reconstruire d’une manière différente sera, je vous le garantis, plus efficace que l’adoption d’un chien………….

La dérobade nourrit un sentiment d’abandon chez l’autre, un manque de reconnaissance et d’écoute, voir sous certaines formes la trahison.  

L’idée plaisante d’avoir réussi à s’extraire d’une situation que nous refusions d’affronter n’a qu’un bénéfice temporaire, le sentiment d’échec, et le jugement que nous porterons sur nous-mêmes ne donnent pas à cet attitude le poids positif justifiant à l’encourager. Bien au contraire.

La dérobade est une réaction née d’une dynamique de couple dysfonctionnante. Elle ne condamne cependant pas toujours le couple. Les périodes fastes comme les néfastes sont autant d’occasion de se nourrir les uns les autres, de s’entraider, de nous améliorer, de nous dépasser en sortant de nos zones de confort.

La dérobade est l’opportunité de se recentrer sur le couple, de se rencontrer à nouveau : qui es-tu toi avec qui je vis depuis 10 ans ? Tu as bien grandi depuis le début de notre histoire, peut être est il temps que je sorte de mes souvenirs pour te rencontrer dans cet ici et maintenant ? J’ai bien grandi moi aussi, n’est-ce pas là l’occasion de me présenter à toi dans ce même instant présent ? Nos cœurs se connaissent et s’aiment, nos mentales, nos comportements ont peut-être évolué… Nous ne sommes plus qui nous étions hier.   

Aujourd’hui est le premier jour du reste de votre vie, de l’histoire de votre couple.