Votre panier est vide  Votre compte
Purba

Phurba

En tibétain, phur signifie aussi voler. S'il n'y a pas d'espace, il n'y a pas moyen de voler. De la même façon, phur donne le sens de l'espace et la compréhension de la vacuité, de la non-existence du soi, qui est libre de la solidité et de la réalité. Pa, c'est le sens de rigpa, la clarté, la luminosité, et les qualités de l'esprit, de l'amour et de la compassion, et la joie. Quand on parle de ce rigpa, la nature de l'esprit est liée avec ces deux sens, phur et ba, d'un côté l'esprit est vide comme la vacuité et l'espace, et de l'autre côté, il n'est pas vide comme une absence de choses mais il est empli de qualités. Dans rigpa, dans l'état de méditation et d'expérience, l'état de l'esprit repose dans la vacuité et en même temps, il y a les qualités de clarté et de luminosité qui émergent et qui sont actives. Ce phurba ici proposé a été fait à la main par des artisans Indiens dans la pure tradition de leur art. Je suis heureuse et fière de vous le présenter tant je le trouve subtile et beau. Cet objet n'a pas été conçu pour la pratique wiccan, ni pour être un objet de décoration...

Plus d'informations

En stock : 1

127,00€ TTC

État du produit : Neuf

Extraits d’enseignements Vajrakila du 27 février 2005

 

 

Les quatre phurba

 

… Avant de poursuivre l'enseignement sur la pratique de Phurba, il faut se rappeler l'importance de corriger notre motivation. Penser que tout le temps et les moments que l'on passe pour ces enseignements, le fait de réfléchir sur le sujet afin de réaliser cette pratique de Kilaya, tous les mérites accumulés, tout cela sera fait pour le bénéfice des êtres qui emplissent l'espace, partager tout cela. Il faut penser à dédicacer tous ces mérites pour les autres, ça, c'est une chose très importante dès le début. Avoir une attitude correcte, une bonne motivation pour recevoir cet enseignement.

 

Hier, nous avons parlé de l'origine, de l'histoire et aussi de la classification de Kilaya ainsi que de l'importance des accumulations de ngöndro. Une fois les bases bien établies, on obtient une sorte de certitude, de confiance envers soi-même pour faire face à tous les obstacles et les difficultés qui surviennent au cours de la pratique, et l'on peut alors entrer plus en profondeur. Cela ne signifie pas que lorsqu'on entre en profondeur dans la pratique, cela occasionnera obligatoirement des obstacles. Mais il est normal qu'on essaie ici de sortir tout ce que l'on a accumulé comme causes d'obstacles, de souffrances, de négativités pour soi-même et les autres. Il n'est pas facile de nettoyer et de purifier tout cela car, lorsqu'on y réfléchit, on ne peut pas définir le moment où l'on a commencé à exister dans le monde. Dans les vies antérieures, on a pris de nombreuses formes, accumulé beaucoup de karma. C'est pourquoi il y a toutes ces difficultés lorsqu'on veut transformer sa vie spirituelle, et il nous faut trouver le bon rythme, la force et le courage pour une pratique concrète et être prêts à faire face à tous ces obstacles. Nous avons des difficultés parce que nous cherchons toujours le bonheur basé sur le désir de notre propre confort. Nous manquons de force pour aller au-delà des difficultés et des obstacles et, chaque fois qu'ils se présentent à nous, on essaie de les éviter car on ne sait pas comment se préparer, comment défier, comment agir par rapport à notre propre karma qui est cause de problèmes, etc.

 

Ici, quand on parle de la pratique de Kilaya, on devient plus ou moins apte à affronter nos problèmes karmiques, on s'est donné une force et une sorte de certitude. Même si des obstacles arrivent, on se sent d'attaque pour continuer sur le chemin jusqu'à l'Eveil. C'est la raison pour laquelle la pratique de Kilaya est pour les braves et non pour les peureux. Car, dès qu'il y a des problèmes, on a immédiatement tendance à oublier les pratiques et on n'est plus du tout sur le chemin. Il est vrai que la base de notre existence est reliée au désir, et quand ce désir intervient, on évite ce qui va à son encontre. A présent, nous allons tenter de voir en face ce qu'il y a en nous, quelles sont les peurs créées par notre propre angoisse, notre propre colère, notre propre agressivité… Si l'on y réfléchit bien, qu'on examine profondément et qu'on fait face à tout ça, on voit que ces problèmes, peurs, tous les côtés désagréables de l'existence sont toujours en relation avec notre esprit-désir. La pratique de Kilaya nous amène à aller au-delà des peurs et obstacles. Car, lorsqu'on commence, la manière d'être est celle de la bravoure, du fait d'être toujours prêt, de n'avoir pas la pensée de se cacher mais d'affronter. Dans ce sens, Kilaya s'est manifesté en aspect courroucé pour nous montrer la vraie nature de notre propre désir lié aux peurs et difficultés. Kilaya traverse, transperce tout cela.

 

Ceci est important à comprendre. Il existe par exemple quelques pratiques comme celles de Kilaya ou du Chö qui sont quelque chose de direct, un défi. On ne cache rien, on n'élude rien, on essaie de voir directement. Quelquefois, c'est assez turbulent, quelquefois c'est difficile, mais plus on persévère, plus on va dans le bon sens, plus les résultats et les bienfaits sont rapides. Il ne s'agit plus d'adopter l'attitude de comédien qui expose toujours des apparences de gentillesse, de douceur, de politesse afin de montrer aux autres : je suis bien, je suis positif, je suis correct… Tout cela pour dissimuler l'ego et ses images. Non, sur le chemin de Kilaya, on ne s'occupe pas des apparences, on défie directement, on voit directement l'intérieur de nous-mêmes et sans accuser les autres d'être causes de problèmes ou d'obstacles. La pratique de Kilaya demande à être prêt à défier l'intérieur, prêt à l'affronter. Il est important de commencer avec cette bonne base pour pouvoir traverser les différents niveaux de la pratique.

 

Dans ce sens, quand on prend ce chemin, la première étape consiste à recevoir l'initiation de cette déité. La déité Kilaya ou tout autre déité dont on fait la pratique nous apparaît à l'extérieur en tant que support de pratique, mais dans le cas d'une initiation, la signification est : cette divinité que l'on croit extérieure, sa nature et sa réalisation ne sont rien d'autres que ce qui est déjà dans la nature de notre esprit. Dans les soutras et textes philosophiques, on parle de nature-de-bouddha que possèdent tous les êtres. Cette nature-de-bouddha a été cachée ou obscurcie par le voile de la dualité, qui n'existe pas depuis le début, mais apparaît instantanément à la naissance et assombrit comme les nuages devant le soleil ou la lune. Cette nature-de-bouddha étant temporairement obscurcie, l'initiation, wang, va tenter de la réveiller.

Par exemple, lorsqu'on est dans un état de torpeur ou que l'on dort, qu'il y a des rêves ou des cauchemars, on essaie de sortir de cet état. Si, dans mon sommeil, je suis en train de faire un cauchemar, l'ami qui me voit émettre des sons bizarres ou être agité, viendra me réveiller. Une fois réveillé, même si je me rends compte de l'illusion du rêve, je ne suis pas pour autant un bouddha. On sait bien que tous les cauchemars sont des illusions, mais encore faut-il trouver dans la réalité le chemin pour reconnaître cet état. La fonction et l'effet de l'initiation réveillent les qualités de notre propre nature de l'esprit. L'initiation les ranime. Comment peut-on réaliser cette nature-de-bouddha, comment donner à cette nature toutes ses qualités pour qu'elles soient efficientes ? Dans le Mantrayana, la première porte pour entrer sur le chemin est l'initiation. Par ce moyen, on fait mûrir nos qualités de bouddha et cela nous donnera la certitude que toutes les illusions ne sont pas réelles. Il nous faut donc connaître les moyens pour ne plus retomber dans cet état d'illusion. Dans les différentes étapes de l'initiation, il y a une introduction, une confrontation à la nature de l'esprit, la façon d'arriver à la compréhension et ça, c'est un premier stade important.

 

Ensuite, il y a le lung qui signifie transmission orale du texte-racine. Ce sont tous les textes de tantras expliquant en détail chaque chemin et ses étapes, des commentaires et des textes-racines avec explications. Chaque lignage a une manière d'expliquer qui lui est propre et qui décrit précisément quel est le chemin, quelle est la pratique, comment elle est liée avec tel ou tel état de réalisation. Tout y est expliqué clairement de manière à ce que l'on capte intellectuellement ce que tout cela signifie. A notre niveau, comme on n'a pas encore réalisé l'état de bouddha, on a besoin de ces explications par des mots qui donnent un sens afin de pouvoir réaliser la nature ultime de l'esprit. Sans cette aide explicative - il est vrai que dans l'absolu tous ces mots, ces écritures ne sont rien d'autres que des mots - on ne peut pas comprendre et abandonner les doutes et la confusion sur le chemin. Et si l'on s'engage sur celui-ci avec des croyances et des incertitudes, tout sera basé dès le départ sur la confusion. Pour cette raison, les explications de chaque pratique sont importantes, avec l'aide des textes de tantras et leurs commentaires.

 

Puis vient le khrid, les instructions pour la pratique. Une fois que l'on a compris la pratique et ses différentes étapes, on passe au côté pratique, comment inclure cela dans la pratique, selon chaque transmission, quelle est sa spécialité et quelle est sa façon de faire pour que cela soit bien appliqué. En tibétain, on dit lag len, ce qui veut dire la façon de faire selon la tradition. Quand on fait une offrande, la façon de disposer les offrandes, les tormas, etc. sera un peu différente selon les écoles. Les différences ne sont pas très importantes, mais si vous suivez un chemin, se comporter selon sa tradition est préférable.

 

A la fin, ce qui reste essentiel, ce sont les instructions du maître. On a reçu les initiations, puis on a étudié et compris les tantras et les textes, ensuite on a mis tout cela en pratique et pour finir arrivent toutes les difficultés, la confusion, les situations pas claires (est-ce bien ou pas bien)… C'est pourquoi les instructions du maître sont cruciales car, grâce à elles, le maître peut alors vous apporter toute son expérience, étant donné qu'il est déjà passé par ce chemin, qu'il a pratiqué et traversé les obstacles rencontrés. Ses instructions aideront à avancer et traverser difficultés et doutes.

Voilà les quatre étapes essentielles : l'initiation, les tantras, la pratique et les instructions. Elles sont primordiales dans n'importe quelle pratique, que ce soit celle de Vajrakilaya, celle d'Avalokiteshvara ou celle de Tara. Quatre étapes très importantes à réunir sur le chemin.

 

Et ensuite, on arrive à l'accomplissement des activités bénéfiques de Vajrakilaya. Ces activités bénéfiques se produisent grâce à la vue non duelle. Une fois qu'on a réalisé cette vue qui n'est pas basée sur la dualité, on obtient le grand moyen d'appliquer les activités bénéfiques envers les autres. Quand on a mis cela en pratique, l'activité la plus bénéfique est celle qui subjugue les négativités. Toutes ces étapes sont reliées sur le chemin de la vue, de la méditation et de l'action. Ceci nous indique comment arriver à une application correcte selon les instructions et l'enseignement lui-même, non seulement pour aider ce qui est positif, mais aussi et surtout lorsque surgit ce qui est négatif. On en vient à réaliser que toutes les existences et toutes les activités accomplies ne sont rien d'autres que la vue de Kilaya et alors, toutes les activités de bouddhas vont s'accomplir dans l'instant.

Arrivés là, on a la certitude que, dans ces activités bénéfiques, aucun être n'est exclu, qu'il soit positif ou négatif, car l'essentiel est de ne jamais abandonner la compassion envers les êtres, de maintenir le lien avec eux grâce à notre compassion, et spécialement lorsque cela concerne les êtres négatifs ou démoniaques. Dès le départ, leur motivation, attitude et action sont en relation avec ce qui est négatif. Ces êtres créent beaucoup de négativités pour les autres et pour eux-mêmes, et donnent naissance à un karma négatif. Pour cette raison, le samaya dans la pratique de Kilaya consiste à savoir comment arriver à aider, à libérer ces êtres et là, on arrive vraiment au bord de l'accomplissement de Vajrakilaya. Dans cette activité, il n'y a aucun être qui ne soit pas un sujet à aider. Tous les êtres le sont et, en même temps, grâce à notre propre accomplissement des activités bénéfiques, nous avons le pouvoir et la puissance d'aider n'importe qui. De cette façon, on arrive à l'état de Kilaya où tous les phénomènes ne sont rien d'autres que le mandala du Bouddha lui-même, et nos corps, parole et esprit deviennent les activités bénéfiques qui s'accomplissent sans effort, spontanément.

 

A présent, il est important de comprendre les quatre différents phurbas.

Phurba a le sens de transparence et, si l'on parle de l'objet, c'est quelque chose qui peut transpercer. Il n'y a aucun obstacle qu'il n'arrive à transpercer, aucune solidité, aucune force ne peut lui faire barrage.

Quand on parle de l'existence de soi, à propos de soi-même, on dit attachement au soi, on donne toujours l'image de la prison car on est dans ce corps, on est dans ce samsara relié à toutes les souffrances et leurs causes.

Phurba, lui, parle de non-attachement, il n'est conditionné par aucune chose qui puisse faire obstruction. Ca, c'est une chose à comprendre. Et, en même temps, que les phénomènes soient doux ou solides, il n'y a aucune différence pour le phurba, sa qualité est de tout transpercer de la même façon. Rien ne peut le bloquer.

De même, en parlant de notre propre nature de l'esprit, quand on dit phurba, phur signifie le côté dharmakaya, le côté vacuité, celui de la vue où il n'y a rien de substantiel, qui est libre de la réalité, qui est complètement dans le sens de la compréhension de la vacuité, de la nature de la dharmata ou de la nature de la vacuité elle-même, tout cela est compris dans le sens de phur.

 

Pour rappel :

En tibétain, phur signifie aussi voler. S'il n'y a pas d'espace, il n'y a pas moyen de voler. De la même façon, phur donne le sens de l'espace et la compréhension de la vacuité, de la non-existence du soi, qui est libre de la solidité et de la réalité.

Pa, c'est le sens de rigpa, la clarté, la luminosité, et les qualités de l'esprit, de l'amour et de la compassion, et la joie. Quand on parle de ce rigpa, la nature de l'esprit est liée avec ces deux sens, phur et ba, d'un côté l'esprit est vide comme la vacuité et l'espace, et de l'autre côté, il n'est pas vide comme une absence de choses mais il est empli de qualités. Dans rigpa, dans l'état de méditation et d'expérience, l'état de l'esprit repose dans la vacuité et en même temps, il y a les qualités de clarté et de luminosité qui émergent et qui sont actives.

Dans le sens relatif, le rigpa se transforme en compassion. Dans le Vajrayana, la vraie compréhension et la manifestation de la compassion viennent de rigpa lui-même. Alors, quand on parle de phurba, il faut comprendre ces deux aspects, et non pas le saisir immédiatement comme une divinité ou comme un objet, mais savoir que le phurba est en rapport avec tous ces sens et cette symbolique. Ces images et cet objet, c'est un symbole de rigpa, le phurba lui-même, on ne peut pas le désigner ou expliquer si on ne le met pas en pratique, si on ne le réalise pas. Pour cette raison, il est important de comprendre complètement ce qu'est le phurba.

 

On va maintenant parler de thukjé phurba. C'est le premier phurba, le phurba de la divinité.

Quelle est la divinité du phurba ? C'est notre propre compassion qui se manifeste ou se transforme sous l'aspect de Kilaya lui-même. Elle se transforme à cause des liens de compassion envers les êtres des six royaumes, pour les aider et les libérer. Kilaya se manifeste grâce à notre propre compassion. Les sujets de Kilaya sont les êtres des six royaumes. Comment parvient-il à les libérer ? D'abord, il enseigne sur la phase de création liée avec l'apparence, l'image de la divinité, et montre que cette image et la forme de la déité apparaissent mais ne sont rien d'autres que la vacuité.

Il faut comprendre ces deux aspects réunis : la forme de la déité qui apparaît et en même temps, sa nature qui n'est autre que la vacuité elle-même. Cette compréhension, il faut l'appliquer à tous les phénomènes. Cela ne concerne pas seulement l'image pure de la divinité, mais également une image ordinaire telle cette table ou n'importe quel autre objet. Comprendre que cela apparaît sous une forme et que l'origine de cette apparence est la vacuité.

Par ce moyen, on purifie notre attachement aux objets et aux phénomènes qui les considère comme réels ou ordinaires, à tout ce qui produit du karma. Tout cela va se purifier par cette compréhension de la déité qui apparaît et qui est la manifestation de la compassion. Cette apparence de la déité, il faut l'appliquer à nous-mêmes pendant l'étape de la visualisation et de la création. Par cette expérience de divinité présente en nous, on a cette compréhension et la réalisation qu'à la fin, notre corps lui-même n'est rien d'autre que le corps de la déité, en même temps apparu et insubstantiel. Cela sert donc à purifier l'attachement au réel et aux choses ordinaires.

Les cinq agrégats et les six sens se transforment alors sur le mandala de Vajrakilaya qui est mandala indestructible. Lorsque l’on est arrivé à ce stade de la pratique, par ce moyen, toutes les apparences sont dans la présence de Vajrakilaya, dans la présence de toutes les divinités courroucées. Il n’y a pas d’ennemis, pas d’obstacles, pas de démons, les côtés positifs et négatifs, tout est transformé dans cet état. Ca, c’est la première réalisation de phurba liée avec le phurba de la compassion qui se manifeste sous la forme de la divinité. Phurba de la divinité.

Hier, on a dit que le phurba est theu lé ou mé lé. Dans tous les cycles, les enseignements de Phurba, il y a deux catégories dont l’une est theu lé, la première partie ou la partie haute, et thukje phurba, le phurba de la divinité, manifestation de notre compassion, fait partie de theu lé.

Toutes les réalisations de ce phurba de la divinité sont expliquées dans le theu lé chang chub drupa, une section du sadhana où on nous expose comment on peut réaliser cet état, toutes les divinités de Kilaya, les moyens pour arriver à méditer, à visualiser, à réciter. De même que l’on a le sadhana pour le jour de Guru Rinpoché, il y a un sadhana complet et explicatif, avec un mantra pour réaliser Kilaya, différents mantras pour accomplir les quatre activités de bouddhas, quelle divinité on va pratiquer, quels sont les moyens pour méditer, réciter, accumuler pour réaliser l’état de la divinité, tout cela est évoqué et, à la fin, on parle du fruit lui-même. Toutes ces choses sont donc détaillées dans le chang chub drupa, pour le premier phurba. Une fois les accumulations de ngöndro terminées, on peut pratiquer le theu lé chang chub drupa, ce qui va donner la réalisation et la puissance de la divinité et, avec le mantra lui-même, on pourra réaliser cet état.

 

Ensuite, on parle de tse ma dze ki phurba. Le phurba de l’alchimie. On en a déjà parlé dans le journal. Sa particularité réside dans les différents matériaux utilisés. Par exemple, pour pacifier, utiliser la puissance de pacification des maladies, de leurs causes ou des démons, le phurba doit être fabriqué dans du blanc, le bois de santal ou le cristal ou la conque. Et selon le sadhana, après la pratique, la puissance de pacification de ces négativités va agir par ce phurba. Pour l’accroissement de la vie, la longévité, la prospérité, la force, le pouvoir… le phurba sera fait en jaune, avec du cuivre. Avec la pratique, on obtient cette puissance. Ensuite, pour magnétiser, le phurba sera fait en rouge, corail, rubis, toutes les pierres précieuses rouges. Avec ce phurba, on utilise la puissance de magnétisation ou de contrôle. Selon les différents buts concernant ces activités, il y aura différents sadhanas, différents mantras et différentes visualisations. Pour la puissance de subjugation des forces démoniaques, des personnes négatives aux êtres, aux enseignements, aux maîtres, le phurba sera fabriqué en métal, fer, météorite…

Si on n’agit pas dans le sens de la puissance de Kilaya par rapport à une personne négative dont on sait qu’elle ne cessera pas de l’être et qu’en la laissant dans cet état-là, elle provoquera beaucoup de mal non seulement aux autres mais aussi à elle-même. C’est pourquoi si l’on ne peut pas la stopper par des moyens paisibles, il est expliqué comment on peut la subjuguer, comment on peut dompter cette négativité. On parle de délivrance. En outre, si l’on sait qu’elle agit négativement et qu’on la laisse faire, on appelle cela briser les samaya selon les engagements de Kilaya. Lorsque l’on est devenu maître dans la pratique de Kilaya, si on n’agit pas face au mal, il est dit que cela affaiblit cette pratique.

L’emploi de la subjugation ne concerne pas seulement des personnes mais aussi des lieux tels un lac, une source ou autre, qui peuvent être complètement négatifs, causant des accidents ou des morts. On ne peut pas comparer l’Occident avec le Tibet mais là-bas, on considère qu’à chaque endroit, il y a toujours des êtres invisibles qui sont les divinités locales, les divinités du lieu ; elles sont souvent féroces et attachées à leur territoire. Si des gens s’y installent, elles peuvent mal réagir et envoient alors maladies, sécheresse ou toutes sortes de fléaux. S’il y a des influences démoniaques ou que la pluie n’est pas tombée depuis longtemps, il existe des pratiques de Kilaya pour enrayer ces maux.

Dans l’activité courroucée, l’apparence ressemble à de la colère, mais la nature et l’intention de cette activité et de cet engagement proviennent de l’amour et de la compassion, parce que l’on veut empêcher quelqu’un d’être négatif, de continuer à l’être et de semer le malheur pour lui-même et les autres. On a cette possibilité d’arrêter cet état de choses.

Dans le phurba matériel ou phurba de l’alchimie, une fois le phurba fabriqué, cela ne sera pas suffisant et il faudra aussi certaines applications pour donner de la puissance au phurba. Par exemple, il y a un sang particulier de différents organes d’un animal, lié à la colère de cet animal, on appliquera ce sang sur le phurba. Il existe aussi des poisons naturels à y appliquer. Puis, on a la fumigation qui purifie où les ingrédients ne sont pas les mêmes que pour le riwo sangchö mais d’autres ingrédients qui apporteront de la puissance à ce phurba pour purifier toutes les faiblesses.

Une autre section parle de la manière de frapper tous les différents ingrédients sur le phurba pour qu’il devienne plus tranchant. Il y a plusieurs étapes de cet ordre qui expliquent sa fabrication.

Discuter du phurba peut prendre beaucoup de temps, c’est un vaste sujet, on peut parler de la taille et des formes variées, des matériaux et des différentes raisons d’utilisation. Mais, en général, si l’on comprend plus ou moins ces quatre catégories d’activités pour pacifier, accroître, magnétiser et subjuguer, cela est suffisant. Il faut savoir aussi qu’il y a des phurba utilisés en tant que protection pour soi-même, et également des phurba que l’on considère comme la divinité elle-même et qu’on pose sur le mandala ou sur l’autel de l’endroit où se fait la pratique, il représente complètement la divinité elle-même donnant les bénédictions et les accomplissements…

Dans le mandala du phurba, il y a le phurba qui représente la divinité principale et d’autres phurba qui sont les fils du phurba et tous les gardiens de phurba. Il y a différentes catégories dans ce phurba de l’alchimie que l’on utilise pour la délivrance des forces négatives, des influences démoniaques, des ennemis liés avec des caractéristiques particulières. Pas dans le sens : il a volé mon argent, c’est mon ennemi, je vais utiliser le phurba, non, il s’agit plutôt d’une personne qui n’est pas forcément liée à une personne mais à plusieurs êtres. Par exemple, Hitler peut être considéré comme l’ennemi de tous les êtres. Il est vrai qu’il a protégé ou aimé les gens de son entourage, mais sa plus forte pensée a été de tuer et d’exterminer tous ceux qu’il voyait comme ennemis. On constate donc qu’une seule personne peut provoquer d’énormes dégâts et causer un mauvais karma pour elle-même et les autres. Voilà un exemple où on pourra utiliser le phurba. S’il y a un sujet comme cela, par notre compassion, on ne le laissera pas continuer sur ce chemin à accumuler des négativités, mais on essaiera de subjuguer cette force négative par notre compassion.

Une fois que l’on a fait cela, il existe un certain rituel pour que tout le côté positif restant de son karma, tout son karma positif de force démoniaque soit bénéfique aux êtres et également une pratique de rituel d’ablutions pour purifier tout son karma négatif, des moyens de sagesse pour transpercer sa négativité ou libérer son esprit dans le royaume de bouddha. Par ces moyens de compassion, on arrive à libérer des êtres qui continuent de produire des négativités, causes de chute dans les royaumes des enfers. Couper leur mauvais karma et arriver à les guider dans le royaume de bouddha. On parle de tout ça à propos de l’utilisation du phurba de l’alchimie.

On voit donc que le tse ma dze ki phurba traite du sujet à subjuguer, des caractéristiques du maître ou du pratiquant qui peut subjuguer et quels moyens sont à employer et, connaissant les caractéristiques, quelles sont les fautes, les bénéfices et le fruit de la subjugation.

Ce dont on parle est dans le mé lé ; si on effectue des recherches dans le texte, on voit que tous les mé lé sont en rapport avec les moyens de subjuguer et de libérer les forces négatives et démoniaques. Alors, on récapitule : dans l’apparence, il y a une activité courroucée mais elle sera toujours effectuée avec le sens de la nature de l’esprit reliée à la compassion, qui est importante. C’est toujours par la bonne pensée, la pensée positive d’aider les autres, comme une mère qui a un fils unique et s’occupe de lui pour qu’il devienne une bonne personne. Ainsi le pratiquant a la même démarche pour les êtres négatifs et son esprit est toujours en relation avec la compassion.

Car, avec une colère ordinaire vis-à-vis d’un ennemi, si l’on utilise un rituel de Kilaya ou d’autres rituels du Vajrayana, il se produira une négativité très lourde, non seulement pour soi-même mais aussi pour les autres. C’est pourquoi il est très important dès le début que notre motivation ne soit pas rattachée à nous-mêmes, dans la pensée qu’il est notre ennemi et qu’il faut le subjuguer. Une fois que l’on a fait cette subjugation avec une bonne motivation, il est essentiel de savoir délivrer. C’est vrai, quand on essaie de libérer une personne par l’activité courroucée et si nous-mêmes, en tant que pratiquant, n’avons pas la puissance requise pour guider la conscience de la personne vers les royaumes de bouddhas, on n’a alors pas le droit d’utiliser cette activité. On parle d’un mahasiddha en Inde qui était arrivé à un certain état de réalisation de l’esprit et qui s’était engagé dans cette activité alors qu’il n’avait pas atteint un haut niveau. Un jour, un maître lui dit : « Est-ce que tu peux détacher ce fruit de l’arbre ? Oui, c’est facile, mais est-ce que tu peux le remettre à sa place ? » De la même manière, lorsqu’on parle de délivrance par le courroux, il peut arriver que l’on tue des êtres, encore faut-il savoir comment leur redonner la vie, avoir le pouvoir de le faire. Si on n’a pas le moyen de savoir où est leur esprit, leur conscience, c’est qu’on n’a pas la puissance de les guider et mieux vaut alors s’abstenir d’utiliser cette pratique courroucée. Un autre exemple est de se dire : oh, je n’ai pas envie de pluie aujourd’hui et je vais l’arrêter. On fait cela comme si c’était un jeu, sans penser que, sur terre, les plantes et les animaux ont besoin d’eau. Si on s’amuse ainsi sans respecter les autres, la puissance de notre pratique diminuera et les samaya brisés nous causeront un mauvais karma.

On se rend compte que notre pratique est juste et correcte si toutes les activités sont là dans le but d’aider et qu’une majorité de personnes va en bénéficier. D’un côté, le Vajrayana est très puissant et très efficace mais en même temps si on n’est pas prêt, si le pratiquant n’est pas dans la certitude d’une bonne, d’une correcte application de la pratique, ce sera comme donner un couteau à un enfant, c’est très dangereux, ça peut faire de grands dégâts, aussi bien pour l’enfant que pour son entourage. Il est donc important, dans le cas d’une personne négative à subjuguer, d’appliquer notre activité courroucée par les moyens de la compassion et non pas pour nous-mêmes, parce que cela nous fait plaisir de nous débarrasser d’elle. C’est pourquoi on parle, dans le mé lé, des moments où on peut intervenir de manière convenable et des sortes de réalisation et de puissance à obtenir pour ce qui est à accomplir.

 

Maintenant, on va parler de chang chub sem gi phurba, le phurba de la bodhicitta. Là, le phurba est expliqué en tant que bodhicitta. Cette bodhicitta, quand on la met en pratique, n’est rien d’autre que les thiglé, les gouttes liées, dans le sens mondain, avec les essences du père et les essences de la mère, respectivement blanches et rouges. Ce sont là les premiers atomes qui sont les causes produisant notre corps. A partir du moment où ces molécules des parents qui sont les essences blanches et rouges se réunissent, petit à petit, étape par étape, tous les organes, les sens et formation du corps se produisent. C’est pourquoi le phurba de la bodhicitta explique maintenant comment purifier ces deux gouttes liées à nos propres désirs et sensations qui provoquent l’attachement au soi, l’attachement au corps, l’attachement à l’existence. Ces deux gouttes produisent la forme de notre corps et celui-ci occasionne l’identité au soi, mais ce n’est pas suffisant pour lui, il a encore besoin de vêtements, d’amis, de maison, de nourriture, de travail, d’argent… Tout est créé par ces deux gouttes qui ont produit ce corps et celui-ci a des exigences. Cela signifie donc qu’il y a quelque chose d’impur dans ces gouttes.

Elles deviennent tellement impliquées dans le désir que celui-ci a créé tout ce monde lié avec l’idée du soi et que finalement, on est devenu complètement dépendant de ces liens avec l’extérieur. Ensuite, la pratique explique que ces deux gouttes des parents deviennent des thiglé relatifs, ils ne sont pas absolus parce que substantiels, matériellement, cela existe dans les atomes. Et, pour purifier ces thiglé, on doit utiliser le phurba de la bodhicitta. Le texte nous dit comment on peut, par la pratique de l’union, purifier ces thiglé liés avec le désir pour expérimenter à la fin le non-désir, le fait d’être libre du désir.

Ici, lorsque l’on parle d’union, il n’est pas question de notre désir d’union charnelle avec une personne, mais plutôt de la cause du désir de l’union et des sensations du corps dans l’union ordinaire auxquelles nous sommes tous attachés

Cette sensation est liée aux cinq agrégats, elle n’est pas au-delà de ça, et même dans cette union, on accumule encore de l’attachement pour ce désir et les sensations qu’elle procure. C’est une béatitude qui est complètement conditionnée par le corps et ses sensations. Quand on parle de karma, de causes d’états d’esprit, on parle de trois causes : colère, désir et ignorance. Quand on cite chaque phurba, chacun aura sa spécificité, rigpai phurba, par exemple, parle de transmutation de l’ignorance en rigpa. Le phurba de la bodhicitta, lui, parle des moyens de transformer le désir. Il nous faut des explications sur la manière de pouvoir libérer ce désir qui cause attachement et souffrance. C’est pourquoi dans le phurba de la bodhicitta, on traite de pratiques de yoga (pas forcément en couple) concernant la montée de la sensation de béatitude par rapport à ces gouttes. Il nous faut tout d’abord apprendre à contrôler notre propre corps et, si on est en couple, arriver à maîtriser soi-même sa propre béatitude. On indique, dans cette pratique, les moyens à appliquer pour notre corps et la façon d’expérimenter cette béatitude sans s’y attacher et être ainsi libéré du désir.

Il y a pour cela la description des tsa (canaux) et leur structure, des loung (vents, souffles), leurs fonctions et mouvements et des thiglé (gouttes), structure et formation. Tout cela y est expliqué et, à la fin, par le moyen d’exercices de concentration sur chaque niveau du corps (cakra), on parvient à faire circuler cette béatitude à travers notre corps. La pratique de yoga tsa loung thiglé est donc un grand sujet qui aide à comprendre comment arriver à le faire nous-mêmes. Il existe tout d’abord ces formations de canaux et ces fonctions de vents. La méditation sur les canaux comprend la pratique extérieure de tsa, la pratique intérieure et la pratique secrète ; on finit par cerner ces différents canaux et leurs fonctions, puis les différents cakras et, à la fin, tummo, la pratique de chaleur interne, est décrite : comment on la génère, comment on peut la développer et la faire monter, comment les thiglé, supports de béatitude, vont dans chaque cakra. Une fois qu’elles sont dans chaque cakra, on apprend comment expérimenter les différents états de béatitude et comment on peut les faire remonter pour qu’elles se remettent en place lorsqu’elles descendent.

Puis, une fois acquise la maîtrise de la montée et de la descente des thiglé, on peut passer à la deuxième étape qui est l’entraînement avec un(e) partenaire. Arriver à maîtriser pour aboutir à une attitude non liée à l’attachement aux sensations corporelles pour expérimenter au-delà de la béatitude, tout cela est indiqué dans le phurba de la bodhicitta, dans la section tsa loung thiglé qui fait cinquante-soixante pages. Nous sommes humains et avons différents états d’esprit comme le désir, la colère, la torpeur, etc. qu’il faut libérer et donc nous devons nous entraîner afin de les maîtriser. Dans le Mahayana, il est expliqué qu’il faut se maîtriser. Si vous avez de la colère, ce n’est pas une attitude correcte car c’est une cause de mauvais karma, il faut supprimer cette cause, la réprimer.

Dans le Vajrayana, plusieurs moyens sont proposés. Le chemin devient plus doux, plus court avec des moyens plus variés. Au lieu d’éviter la colère ou le désir, on utilise cette colère ou ce désir par le moyen du non-attachement. Tout est en rapport avec la reconnaissance de l’état et la nature de la pensée elle-même. Si on comprend bien la formation de ces états d’esprit, dès que cela surgit, par l’observation et l’examen corrects, on parvient à libérer cette nature pour ne pas produire de karma. Le phurba de la bodhicitta explique tout cela avec les pratiques de yoga. Par ce chemin et le moyen de la grande béatitude, tous les nœuds et blocages dus aux canaux de notre corps seront complètement libérés et, une fois tout cela débloqué, les fonctions et la circulation des souffles dans les canaux deviendront totalement naturelles et pures.

Les thiglé-supports de béatitude et l’expérience de celle-ci entrent dans avadhuti, le canal central. Au sens ordinaire, on dit toujours que nos souffles passent par le canal droit et le canal gauche, énergie masculine et énergie féminine, colère et désir. Lorsque les vents passent par ces canaux, notre esprit reste toujours dans ces deux notions - ou nous sommes heureux, ou nous sommes malheureux - dans le désir ou la colère, l’esprit est toujours situé au niveau de la dualité.

Ensuite, on explique comment ces deux canaux entrent dans le canal central, ce qui dépend de la pratique elle-même. On ne doit pas laisser circuler les vents comme à l’ordinaire, mais on essaie de maintenir les énergies des souffles pour ne pas les gaspiller car on comprend que le vent, c’est la vie. S’il n’y a pas de souffle, c’est que l’on est mort. Alors, par le moyen de tsa loung thiglé, la durée de vie va s’allonger car c’est la pratique du grand vase qui est effectuée. Le bon pratiquant du grand vase peut rester dix à quinze minutes avec une seule respiration, sans expirer l’air et l’on peut dire qu’il a « gagné sa vie ». Car le temps est compté avec le souffle.

Arrivé à ce niveau, la notion de temps, la notion de dualité et celle de l’existence de soi, tout cela s’est complètement volatilisé. Plus on reste longtemps sur le souffle, plus on perd la notion de la solidité de l’ego. Lorsque les souffles et vents entrent doucement dans le canal central, les vents karmiques causés par les tendances habituelles, tout cela va se purifier complètement dans le canal central, les perturbations dans les rêves diminuent aussi…

Ces expérimentations de la béatitude sont les plus hauts niveaux de nos expériences sensorielles, car l’expérience de béatitude est plus forte que la colère, le désir et l’ignorance. Même si on n’a pas l’expérience de la pratique de yoga, quand on est en union, au moment de l’éjaculation, on a cette expérience d’évanouissement, pas un évanouissement complet bien sûr, mais cela veut dire que l’on expérimente au-delà de l’ego, au-delà de l’attachement. Le problème pour nous, c’est que l’on veut toujours catégoriser cette expérience au niveau du corps, au niveau des associations d’idées. Ici, on parle de béatitude et en même temps, la nature de cette béatitude est vacuité. Elle n’est pas localisée dans certaines parties du corps, cette nature de la béatitude qui est vacuité est complètement spontanée, non-conditionnée. Ca, c’est la sagesse de la béatitude, la nature transcendante de la béatitude, et on comprend cela pour le moyen de la maîtrise du yoga de l’union. Ce troisième phurba, celui de la bodhicitta est donc lié à la maîtrise de nos canaux, souffles et gouttes, expliquée dans le texte de phurba à la section tsa loung thiglé.

Si vous continuez le chemin, en terminant les accumulations de ngöndro et vous commencez à accumuler le yidam de Phurba, une fois tout cela fait, on pourra commencer à faire la pratique du yoga de phurba. Ces exercices de yoga existent également dans la pratique des dakini. On peut le faire aussi dans les deux sens, cela dépendra de votre rythme, de vos accumulations, de votre avancée dans la pratique. Je vous explique tout ça en considérant que vous continuez votre pratique d’accumulations, il est important pour vous d’arriver un jour à les terminer. Je considère aussi que vous avez la volonté de poursuivre ce chemin.

 

OK, maintenant, on arrive au dernier phurba, le rigpai phurba. On parle de rigpa et de chö nyid, rigpa qui est clarté, luminosité et nature de la compassion, et chö nyid qui est l’aspect de la vacuité. Rigpai phurba, c’est le dharmadatu, la vacuité elle-même. Cette nature immaculée de rigpa, complètement transparente, translucide est de la nature de la clarté. Il faut transpercer, planter ce rigpai phurbu dans l’espace, la nature de l’espace. Quand on parle ici d’espace, il ne s’agit pas d’un espace spécial, pour qu’on puisse le transpercer, y planter quelque chose. Dans la notion d’espace, il faut comprendre que c’est non-conceptuel, complètement au-delà des fabrications de l’esprit, car lorsque l’on parle d’espace généralement, on conçoit du bleu, une image apparaît et ça, c’est un réel obstacle pour une compréhension directe, une transmission directe. Lorsque qu’une chose nous est expliquée, en général, on ne la comprend jamais directement, une image surgit dans l’esprit et on est toujours bloqué par cette image…

Phurba

Vous devez être connecté pour poster un commentaire